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Mon histoire. Ces choses de la vie qui vous font rire,grincer les dents et parfois pleurer.Claire aime sa famille, la poésieRimbaud, Verlaine, Baudelaire, Hugo, Aragon.Claire aime aussi aller au cinéma en famille, aux concerts.Claire est fan de Johnny, Léo Ferré,Vincent Niclo, Julien Doré

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JE ME SOUVIENS - 1992 PLACE MASSENA

    Sous la place Masséna en 1992 il y avait, (il y a toujours) des boutiques ainsi que 3 - Associations  d'aide aux demandeurs d'emplois.

    Moi en recherche d'emplois, moultes stages, d'abord bénévole,  je fus engagée Secrétaire Générale Fondatrice, associée à deux "magouilleurs" ayant chacun un établissements de formations ;>) comme par hasard!!  

-  Enfin, un bureau de recrutement pour cadres aux chômage tenu par.....

Mr Bernard TAPIE .  A l'époque un bel homme, en pleine santé, qui fonctionnait à 100 à l'heure dans plusieurs domaines.Sport - politique - chanteur - et même acteur de théâtre.

    2017 : Sur  "LE POINT " ... TAPIE confesse -Sa vie - Le sport - Son culot... 

ET SON CANCER*** ... œsophage, Estomac 2/3 retiré,  2 chimios etc.

Il se bat car B.TAPIE est bien décidé à  gagner cette ultime partie mais ???

Ayant connue la grande peur *** Et la perte de notre ami Bégui en juillet 2017. Ainsi que plusieurs personnes de ma famille. Je suis sensible à l'évocation de ce fléau.

                   ***************************************************
  B TAPIE ET MOI ... Rencontres.  Ourq 1960 - Nanar, démarcheur, me vend à domicile  un poste de TV  avec un boitier dans lequel il me faut verser 2 fr pour "visionner" . Relevé du compteur le 30 du mois. TV qui  me suivra jusqu'en 1967.

    Les années 80 je gagne bien des sous... J'offre restaurant et spectacle à ma chère Tante JO et ma cousine : "Vol au dessus d'un nid de coucou" remake du film.  Performance de B. TAPIE ... qui me reconnait à l'heure des autographes!!        Enfin 1992 sous la place Masséna notre dernière rencontre. 

Voilà... fin de l'épisode B.TAPIE  et MOA 

Mais cela m'a rappelé un texte écrit en 1993 se rapportant aux difficiles contacts avec les demandeurs d'emplois. Souvent face à leur souffrance.                                                                                   

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                      LE CRI

C' était une fin d' après midi de printemps, c' est bien cela le pire, parce qu'un chômeur qui se lève un matin du mois de mars avec son dossier sous le bras et de l'espoir plein la tête, rentre chez lui à  dix sept heures son dossier dans la tête, ses espoirs sous les bras. Tout l'hiver il a rêvé ce printemps, la reprise des activités dans les villes. Un chômeur ç'a spécule sur tout: le travail saisonnier, l'été. La rentrée des classes en septembre. Noël en décembre. La fin de sa grippe. Le costume qu'il achètera avec ses premières Assedics.

 

    Cet homme dont je narre l'histoire je le connaissais alors qu'il était informaticien.  Il venait de perdre un poste important,  mais n'en semblait pas touché, sûr de lui, de son savoir, de son expérience. Plein de confiance insouciant de son âge. Licencié avec une belle prime en remerciement. Lui aussi avait crée sa propre Association; bénévolement il apportait son aide à des jeunes en mal d'emplois. A quelques mètres l'un de l'autre nous œuvrions dans le même endroit, sous la place Masséna: Moi - Secrétaire de l'Association AIDE aux demandeurs d'emplois: Idem Mr B. TAPIE.

    Faut dire qu'en ces années quatre-vingt cinq quatre-vingt dix, des Associations il en poussaient comme des champignons.                            

- Le chômage avait progressé terriblement, l' ANPE était débordée. En parallèle, rémunérée par cette dernière,  je traquais les chôm'dus au téléphone. - " Viens chez nous mon pote, on va t'aider à te refaire une santé, un curriculum, et L'ESPOIR  - Du travail on lui assurait d'en trouver, mais pour cela il lui fallait passer par le minitel... dont j'enseignais les manœuvres, afin de contacter les entreprises en recherche d'employés. Je n'avais rien d'une commerciale. Instruite par de nombreux stages:Ex - commerçante,et ma gouaille: j'étais persuasive.

                                      

                                    **********************************************************

  Avec le temps tout est devenu plus difficile pour cet homme.

  Alors un jour il a crier son désespoir mais nul n’a pu l’entendre. C'est        sa veuve qui m'a fait part de la lettre laissée ce jour de printemps 1994.

 

AIDEZ-MOI ! Je n'ai plus envie de vivre, d'ailleurs à quoi bon ? J'ai tout raté dans ma vie et je suis au bord du gouffre comme je ne l'ai jamais été jusqu'alors, même lorsque  j'en avais touché le fond à une époque de ma vie. Cette fois je me sent comme déjà mort. Celui qui veux ma destruction à réussi. Je n' ai plus aucune réaction face à ce qui m'entoure. Je-ne- peux- plus- m'en- sortir- seul. Je suis incapable de prendre une décision. Je ne suis plus rien. C'est le vide dans ma tête. Je n'ai plus envie de me lever le matin. Je n'ai même pas le courage de me supprimer, malgré la pensée incessante que j'en ai.

Me faire soigner ? cela ne changerait rien. Je n'ai plus envie de m'en sortir. Je suis mort. Au fond de moi c'est le vide. Je ne peux plus m'occuper de mes affaires. Je sent qu'il faut que je disparaisses, mais comment ? Je suis incapable de penser correctement, je m'enfonce comme- ci quelque chose m'attirait inexorablement... Je n'arrive pas à définir cette force. Pourtant j'étais un battant, que reste-t-il ? Je ne peux pas lutter contre cette force négative qui me ronge à petit feu. Mais qu'importe de le dire. Moi je n'ai plus la force de lutter, on a souhaité ma destruction, elle est en bonne voie, dans une lente agonie, et je ne peux rien faire pour arrêter le processus. Je suis devenue une loque , le pire c'est que j'en ai conscience et que je ne peux réagir. La volonté me dira t-on . Et quant il n'y  en a plus ? comment fait- on ?

Rien ne va plus et il n'y a plus un souffle d'espoir en moi.

Réagir ?  Je ne peux pas,  quelque chose m'en empêche, et j'ai beau essayé de me battre, quelque chose me bloque et personne ne peux m'aider. Rien n'est plus pire que la souffrance morale.

Je veux mourir, mourir, mourir: Que Dieu m'entende !

 

Texte intégrale de la lettre laissée par Daniel LACOUTURE.

 

Epilogue: Daniel LACOUTURE  s'est pendu le 24 Mars 1994.

Ce fait n'est parut dans aucune presse, ni dans la page nécrologique de NICE - MATIN. Sa mort est simplement "anonyme "  Il a laissé une femme et deux adolescents. Le "pourrit" qui fait parti des "On me veux du mal" était son ami... que j'ai hélas bien connu. Une "relation" commun. Un comptable, moi  devenue aide comptable dans la même Société. Ce monsieur m'a initiée à l'informatique et... grâce à ses "bons conseils " moi - endettée par le jeu - lui par sa femme. M'a proposé un prêt commun à sa banque la BNP ***

- Enfin en tant qu'ami de Mr LACOUTURE,  ils s'est empressé de venir en aide à sa femme pour toutes les formalités administratives, post - mortem : moyennant quelque argent...

                                                                      

M J.  1996

    PS: Suite à la "critiquature"**  concernant J. Hallyday...

    ... Merci de s'abstenir  de "tirer sur le pianiste", suivant l'expression.           Morts ou mourants, fraudeurs ou exilés fiscaux, menteurs, joueurs, ces   hommes ont vécu avec l'ambition folle de toujours gagner. 

M.J - Ex - joueuse... Bonne cliente - perdante ... à Monaco- Végas!!

***  Me concernant:1992 Cancer bien féminin : Trois récidives.

***  Le cancer Son... Mon... A chacun le sien... 

*** Criticature: Expression ferréene de Léo

*** Surendettement en 93 grâce à "l'ami" commun - comptable - Qui: me conseillant un prêt commun en sa Banque  - lui n'a rien remboursé et ...  Ben... Il est mort !! A votre avis c'est qui qui paye ... MOA.                                           Mais bon... j'ai survécu à bien d'autres  tornades!!            

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C
tu en auras fait des rencontres dans ta vie !! des personnes qui ont eu leurs heures de gloire et d'autres que la souffrance et le rejet ont fait mourir injustement...Dieu merci, tu t'en t'es sortie, avec des bosses et des blessures mais toujours pleine de vie et de projets...Une vie bien remplie ! merci de nous faire partager cela !! bises ma belle !
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E
et bien je te retrouve et très en verve, ce récit est troublant, touchant, cet homme que le désespoir a emporté, nul ne peut comprendre ce que traversent ces demandeurs d'emplois qui perdent jusqu'à leur dignité hélas cela ne va pas en s'arrangeant lorsque l'on écoute les nouvelles meures dictées par un gouvernement fait pour le plus riches "pauvre de nous" mais bon sang quelle vie tu as eu, pleine de rebondissements, quelle vigueur est la tienne, sacrée "bonne femme" ma Gisquette.<br /> Bisous belle journée
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C
Impressionné par ce que tu écris. Je ne savais pas que tu avais connu ce Tapie (pour moi un sacré grigou) et je suis très touché par ton récit sur ce malheureux qui est allé au bout de son désespoir. Merci moniquette d'être toi, attentive aux autres, avec un cœur plus grand que toi!<br /> <br /> bises;
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