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Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

      Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 14:44

                  AJACCIO, BASTIA, LES ÎLES SANGUINAIRES

     Serge est un compagnon agréable et plein d'imagination, moi si curieuse j'enregistre tant d'images et de faits qu'il ne m'est plus possible de tout transcrire dans l'ordre.

     Campings, foires, marchés, ventes en sauvette, ce drôle de compagnons nous fait vivre à cent à l'heure - ce qui me conviendra au début de cette rencontre. De temps à autres nous revenons sur Nice. Serge voit sa famille... Trop brefs à mon goût. Moi je passe une, deux journées avec ma fille... un petit clin d'œil à André... qui s'empresse de me confier sa comptabilité, paperasseries etc. Et nous repartons pour la Corse... Non sans verser quelques larmes de ma part.

     Après juin, juillet, en fait je suis un peu mal à l'aise dans cette aventure que je ne trouve pas très "rentable" : Bateau - camping - essence-casse-croûtes sur les marchés et...Petit à petit... je me rends compte que souvent l’ami Serge me laisse seule à l’étal pour "faire un p’tit tour"   et revient éméché par quelques rosés ou bières… En fait il boit plus que de raison.

    Ainsi je retombe dans le problème d’alcool de Nice, avec André. Enfin j'admet que, dans cette "expérience" je suis devenue affreusement matérialiste. La vie m'a appris que l'argent était une "force": Grâce à l'argent j'ai pu gâter ma fille -Vivre avec l'homme que j'aimais. Du manque d'argent je perdais tout... Alors, pourquoi je n'aimerais pas l'argent?

    Connaissant l'instabilité d'André, j'ai toujours l'espoir de le retrouver et l'arracher à ce maudit bar. MJ

Voir: Lien:  LE SATELLITE PERDU   

Au cas ou... Vous ne voyez pas ce lien...

Retrouvez le sur:  TEXTES &POESIES :  Colonne de droite

Chapitre suivant: EN JUILLET

-  SUITE ET FIN DU MAGICIEN

PS:  Je vais faire une pause sur cette DRÔLE DE VIE .

1) Je cumule les difficultés d'écriture sur "overblog" 

2) Je cumule soucis et fatigue en plus de la chaleur... Quant ça veux pas...

3) Les "ACTUALITES cumulent de tristes faits divers que j'aurais à coeur d'évoquer. A bientôt MJ.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:32

       Pour le lecteur qui viendrait se perdre sur ce blog, il est utile de lui donner quelques indices sur "Ma drôle de vie" de cette période.

    Une histoire de deux amants qui ne savent pas vivre ensemble. Mais qui persisteront durant des années, à se retrouver.  Ainsi qu’une "Bernique"  (moi) accrochée à son rocher (mon homme)  Au fil de nos séparations je vis des aventures.  A cette période de mon histoire, j'ai suivi un "forain" jusqu'en Corse. Première étape Ajaccio où nous prenons nos marques. Nous travaillons sur les marchés, chacun son étal. MJ.        

                                                 AJACCIO -   VIZAVONNE 

     Nous passons notre première nuit à Ajaccio, un hôtel meublé où...  à notre étage se  déclenche le feu. Bêtement avec casseroles et cuvettes nous parons à tout début d'incendie dans notre chambre, après le départ des pompiers je constate que notre porte-fenêtre donne sur un balcon où se trouve un superbe robinet muni d'un tuyau d'arrosage!!

     Cette anecdote me fait prendre conscience qu'il était peut-être imprudent d'entreprendre ce voyage... Cela fait rire Serge qui lui est en pleine forme. Nous faisons notre premier marché sur Ajaccio... Serge les sacs, moi les enfiles aiguilles. Merveilleuses petites machines qui à l'essaie fonctionnaient parfaitement... Mais devant les clientes rien ne marche car j'ai un trac fou. Pour ma première démonstration, dubitatifs clients et clientes quittent ma table et je les remercie de ne pas dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas. C'est une dame qui va me montrer comment... et c'est partit 40 enfile aiguilles vendu soit 200fr ! Waouh. De son Côté Serge à fait un massacre 70 sacs de voyages... 700fr. Nous sommes si content que nous allons nous installer dans un camping... j'adore les campings. Je vais enfin y vivre... avec ce petit lapin blanc acheté avec ma première recette. Oui, au bout du compte c'était une bonne idée de suivre ce saltimbanque de Serge.

     Nous sommes fatigués mais si contents, que nous prenons le petit train pour Vizavonne et sa forêt. Une forêt qui m'inspirera un texte que je trouve "osé" mais vraiment vécu.

      LIEN :  VIZAVONNE                                                           

Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs -  Et beau Sergio
Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs -  Et beau Sergio
Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs -  Et beau Sergio
Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs -  Et beau Sergio
Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs -  Et beau Sergio

Mes fiches - Moi et petit lapin blanc - Camping - Etal de sacs - Et beau Sergio

                     ECHAPEE BELLE VERS BONIFACIO ET   SARTENE

     Sur le marché d'Ajaccio nous est signalée une Foire sur Bonifacio... des forains, marchand de chaussures proposent de nous y emmener. Dés l'aube nous voilà partis. Tout deux dans l'arrière du camion au beau milieu des chaussures. Serge n'aime pas trop car il y fait chaud, mais moi cela m'amuse beaucoup. Mais au bout du voyage contente de sortir à l'air frais. Du fait que nous avions bien travaillé la veille, la marchandise risquait de manquer. C'est ce qui arriva. N'étant pas loin de Sartene où il y a une fête pieuse du Vendredi Saint: La Procession du Catenacciu.  Serge me propose d'aller assister à cette cérémonie.

      Cérémonie qui remonte au moyen âge: Un grand pénitent inconnu du public, coiffé d'une cagoule porte la croix du Christ. Catholique je suis très impressionnée par le recueillement du public. Le pénitent va jusqu'à tomber à terre pour bien reproduire les souffrances du Christ!  N'ayant pas l'appareil photos sous la main je donne quelques images de Google.

     Le soir nous dormons  sur place, toujours chez les gitans près d'une rivière, moi l'insomniaque je dors comme un bébé. Forains ou gitans Serge est vraiment à l'aise dans cette nature. Le soir, au restaurant il nous fait des tour de magie, ce qui nous permet de manger gratuitement. Malin le magicien. Le lendemain, ayant peu de marchandises, Serge propose d'aller à Filisota situé à quelques kilomètres: Filisota: Site Préhistorique de deux millénaires avant Jésus Christ. En fait Serge, connaissant mes croyances, a combiné ce parcours pour me faire plaisir et en quelques sorte,  souder notre "union". De retour à Ajaccio, Serge prendra l'avion pour Nice "aller chercher de la marchandise" dit - il. Il avouera au retour que c'est pour surtout voir ces enfants et donner de l'argent à sa femme. Aventurier, forain, oui, mais serge reste un bon père de famille.

     De mon côté je pense toujours à André qui doit être fou furieux et bien vexé... (Il sait que je ne suis pas partie seule) J'ai le cœur serré mais je reste au camping avec mon petit lapin blanc!! 

A suivre BASTIA et plus            

MA DRÔLE DE VIE - LA CORSE suite
MA DRÔLE DE VIE - LA CORSE suite
MA DRÔLE DE VIE - LA CORSE suite
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:44

     Pour le lecteur qui viendrait se perdre sur ce blog, il est utile de lui donner quelques indices sur "Ma drôle de vie" de cette période.

    "Il SUFFISAIT DE VIVRE" Je n’ai pas trouvé mieux pour nommer ce nouveau chapitre. Ainsi qu’une "Bernique"  (moi) accrochée à son rocher (mon homme).

    En fait c’est l’histoire de deux amants qui ne savent pas vivre ensemble. Mais qui persisteront durant des années, à se retrouver.

    A cette période du récit je suis "répudiée" - André s'est marié avec la serveuse, et le voilà à nouveau papa. Là cela devient scabreux pour nous deux. Lorsqu'il est en perte de personnel, il me fait signe, alors je reprends du service. cuisine, comptabilité, etc.  - Au moindre orage... je repars...

 Jusqu'au jour où rencontrant deux aventuriers, nous ouvrirons une plage à St Maxime dans le Var. Mais en Septembre... retour case départ: Nice. 

- Je plains les lecteurs, essayant de suivre l'étourdissante odyssée. de cette Drôle de vie dont les débuts se trouvent colonne de droite du blog. MJ      

 

     1974 - Trois années ont passées.  André L. Comme prévu est resté mon amant. C’est à l’hôtel que nous nous retrouvons, puis chacun rentre chez soi. - Il me dit souvent… - " Patience Momo, un jour je vendrais ce bar, divorcerais, je vis trop mal sans toi. Alors nous rentrerons chez-nous… ailleurs. - Où ? Quant ? Il ne m’a jamais précisé. Alors j’ai patienté.

     Entre temps ma fille est revenue du Canada, elle a désiré un petit studio bien à elle, Ok… Nous l’avons décoré à son goût, changé la tapisserie, acheté literie, et  boite à musique…car je dois préciser qu'André ne m'a jamais laissé sans argent.

     C’est entre-deux allé - retour au " Select" qu’un après midi de farniente au port je rencontre Serge X.  Bel homme, sympathique. Nous échangeons nos histoires. Il est démonstrateur sur les foires,  vendeur en sauvette d’articles divers, et aussi: habile en tours de magie !!  Père de quatre enfants, Serge a quitté son domicile… Il va partir en Corse.  Si je veux, ben… je peux faire partie du voyage.

      Ni une ni deux j'accepte, à plus tard "Dédé" - Serge, c’est une liaison  "amour - boulot - copain-copine"  Alors oui… j’embarquerai avec Serge, sur le "Fred Scamarroni" :Une tente,2 tables tapissier, plus matériel et marchandises. Pour Serge des sacs de voyages pliables - Moi des enfile-aiguilles! Sur les marchés chacun son étal. 

    Avant notre départ, pour avoir bonne conscience vis-à-vis de sa femme qu’il m'a présenté, nous allons aux Galeries Lafayette avec les quatre gosses, que je me propose de re-habiller ! Je vais alors vivre durant  deux ans une aventure étonnante de liberté, une autre vie,  qui me reposera de ma passion pour André L.

                                        EN BATEAU POUR LA CORSE 

    Ce 10 mai 1975 voilà que commence le voyage à deux... Petite ou grande aventure ? Sur le ponton du bateau, tout deux enlacés, nous tournons le dos à Nice et regardons dans la même direction.

    La Corse, notre le futur ? Peut-être même,  que nous tournons une page de notre vie. Nous avons quittés nos compagnons respectifs.  J'ai retrouvé dans mes notes: 

..... Nous regrettons nos échecs. Lui une femme qui ne l'accepte plus, moi une cause pour laquelle je me battais depuis des années, refusant de croire que c'était une cause perdue... J'ai blanchie une demeure qui n'était pas la mienne, emprunté un chemin qui ne me menait nul part, ou peut-être entrée dans un jardin dont, sans le savoir, il était écrit que j'en serais à tout jamais exclue. 

     C'était ma volonté de partir... mais aussi un peu la désespérance. Nous débarquons à  "Ajacciou" ainsi qu'ils nomment leur ville. Sur place Serge a un ami: Christian, un filmeur*** qui a un bien joli voilier, ce qui me remonte le moral. Le soir venu nous allons dîner au "Son des guitares" Endroit très fréquenté il y a des années, par le grand Tino Rossi. L'ambiance est chaude, la salle comble. Deux guitaristes, un chanteur s'en donnent à coeur joie. "Marinella" suivit du "Plus beau... de tout les tangos du monde" - "Oh Corse, île d'amour" et plus encore.

    Dans ce restaurant je ressens tout l'amour que les corses portent à leur île. Mais je sais que ces troubadours cachent des hommes fiers et parfois violents. Il n'était pas besoin de connaître  "le corse" pour comprendre les paroles -  Ritournelles, ou complaintes des amours perdus. Plus tard, en rentrant à l'hôtel, Serge a respiré profondément. Il a dit - " Je sens que nous allons être heureux ici. Et comme je le sentais sûr de lui... j'ai pensé que c'était peut-être vrai. MJ.

 PS : Merci à mon ami Christian de Montmartre de m'avoir conseillé de  reprendre l'écriture de cette Drôle de Vie. MJ. 

***  En ces années, les " filmeurs " étaient des photographes de rue qui vous proposaient de vous "filmer" et vous vendre votre photo - A la vue du voilier, Christian gagnait bien sa vie, en Corse et sur le continent, aux carnavals. Ce métier a disparu...

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:32

                                MERCI LES AMIS DES AMIS DE FACE BOU BOU

                      Vous étiez 170 a venir cueillir du muguet dans mon petit panier !!

                   SUPER MOTIVEE !!

     Pour sourire...  Ci dessous en 1982 à Montauban

     Me voilà grand mère d'une petite fille!!

     Et... elle n'est pas finie cette  " DRÔLE DE VIE " MJ.

     

     

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:54

     "Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés, qui l'eût cru déplore la perte de l'été... qui depuis d'en est allé". B.Bardot 

     Fin mai 1970 - La plage marche bien, une belle clientèle, quoique une gestion difficile ainsi je la décris dans le chapitre précédent.

  Lorsque de Nice, j'ai une triste nouvelle. Mon, père a eu un malaise dans sa cuisine, il s'est traîné jusque sur le palier où il est mort sans avoir pu dire où me joindre. Je n'en sais pas plus, c'est ma fille qui me téléphonera le décès de son grand père.

   Je suis anéantie! Je me souviens m'être réfugié dans le garage de la plage, suppliant le ciel de me  démentir ce départ injuste. Un mois avant l'occupation de la plage, ma mère, suite à un accident, avait choisit Nice, pour un séjour en thalasso... A deux semaines près j'aurais pu réunir mes deux parents sur cette jolie plage. C'était mon projet, le but - cette plage pour laquelle je m'investissais tant. Réunir mes parents, mon rêve le plus fou allait  se réaliser.

    Steve m'a conduite très rapidement à Nice, par la mer - en hors bord -  me rassurant – Qu’il veillerait au bon fonctionnement de la plage durant mon absence – Promesse tenue.

   A Nice, déjà mon oncle s'était occupé des obsèques, avait fait toutes démarches, déménagement, jusqu'à mettre les meubles en dépôt chez un brocanteur chez qui j’ai pu récupérer la salle à manger. Mais je n’ai reçu aucun objet, pas même un album photos. RIEN ...que mes pauvres souvenirs d'une enfance volée, et ma vie de femme incomprise.

     Mal considérée  par cette famille de "fonctionnaire" à cause du métier vers lequel toujours je me tournais : La restauration.  Il eut été vain d’expliquer que j’avais ce besoin vital d’être reconnue. Exprimer mon empathie envers l'autre, cuisiner et rendre heureux mes clients. En quelque sorte, retrouver " Ma rue Broca".

  Juste pouvoir embrasser ses mains glacées - Assister à la crémation de mon père. C'est le cœur lourd que je retournais à St Maxime.

    Je me remis à la tâche avec encore plus de hargne... C'est alors qu'il m'arriva un curieux incident. Un après midi d'orage, donc la plage désertée. Profitant de la terre malléable sous la pluie,  je décidais de faire une bordure de fleurs juste à l'entré du "Grand hunier". Je n'avais pour bêcher qu'une pèle américaine***... Au dessus de ma tête éclairs et grondements de tonnerre. J’étais seule. C'est alors que je me sentie mal… une salive écœurante me remplie la bouche.

    J'oserais dire que mon instinct me dit: - Court ou tu vas mourir !

  Je sais que, aux yeux du lecteur, cela peut paraître folie que d'écrire cet instant. J'ai jeté la pelle et terrifiée, courus aussi vite que le sable me le permettait. Quant soudain un éclair incroyable à claqué dans mon dos. Me retournant, j'ai vu à terre l’olivier brûler, renversé par le lampadaire sur lequel la foudre était tombée… Juste à l’endroit où je bêchais.

    De ce jour là, j'eus la certitude que je serai toujours protégée.

PS: Les pelles américaine ont le manche également en fer. 

MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE

     çi dessus, la beauté du Golfe de St. Tropez que nous traversions en pédalot

     

                                            STEVE A.   FIN DE L'AVENTURE

       Juin 1971... Tout va bien jusqu'au jour ou... Visite des douaniers de la mer AIE!! Aucun droit d'ouvrir une plage sans aucune autorisation. 

     Nous avons jusqu'au 30 juin pour libérer la plage, autrement dit: rendre la maison et partir. En résumé Steve avait tout simplement loué une maison  en bord de mer avec l'idée d'exploiter le lieu dit pour y établir une plage. De plus y installer tout les achats que j'ai décrit sur le début de cette aventure.... Bien entendu aucune facture de la Foire de Marseille ne fut réglée... pas plus que le marchand de vaisselle de Nice.

    Nous, les employés... dont je finis par faire partie :<(  - Nous quittons les lieux sans être totalement payés, mais sans rancune...Steve tellement drôle, tellement sympa! Moi j'ai besoin d'argent, pour ma fille et pour le loyer de mon studio sur Nice, je rigole moins.

    J'ai encore de la chance. - Mon demi-frère travaille dans un restaurant sur les hauts de Grimaud. Le personnel est au complet, mais sur le Port, le même propriétaire a besoin de personnel. C'est là que je finirais la saison, me logeant sur le camping : "Les Prairies de la Mer", toujours face à St Tropez.  J'ai vu des touristes par centaines, descendre du pont jusqu'aux canal pour venir aux restaurants!  C'était impressionnant, et j'avoue que cette foule me faisait un peu peur.  Je suis affecté en terrasse et là j'en bave !! A cette époque, le service se faisait "au plateau", ce qui consistait pour le serveur de porter, sur le plateau: les bouteilles, le siphon, verres, cendrier, tapas... Très lourd le plateau OUF! Le patron m'avait bien prévenue

    - " Je vous prend à l'essai damoiselle, si vous n'avez pas la force,  je ne pourrais pas vous garder OK ? - " OK Monsieur.

     Une semaine passe, je fais un malaise, donc illico, je suis renvoyée.

    Je supplie le patron... Laissez-moi me reposer demain et cela ira.

   -  " Désolé, je vous avais prévenu Monique je ne peux pas vous garder.

     Je me dirige vers le camping en pleurant...Passe à regret le pont, direction les "Prairies de la Mer"... Une main tapote mon épaule ? Je me retourne... IL est là !... Le patron.

    - " Allez  brave petite, reposez-vous deux jours et revenez pour le week end. Vous passerez derrière le bar ce sera moins difficile. OUFF!!  - Et toujours... Merci  Dieu ou  "mon ange gardien"? N'écoutant que mon cœur  je lui saute au cou.

    -  "Oh merci monsieur, le bar je connais parfaitement !

    Je rentrerais à Nice fin Août, avec des sous. Un passage au Select -bar... juste faire un coucou à André. Il m'annonce son mariage avec la serveuse... Elle est enceinte! ben voyons, pas perdu de temps : "Mon Dédé.  - No soucis,  je le retrouverai en qualité d'amant c'est sûr !

     - "Pour le plaisir... Comme chantait déjà Herbert Léonard!!

     Enfin je sais que je suis sauvée de mon addiction à cet homme.                  Mais une autre addiction m'attend: LE JEUX.

    Je termine sur STEVE A. - J'apprendrais de son "copain Gérard"  (le champion de hors-bord)  que Steve a fait naufrage en Espagne... Perdu le beau bateau ! Rentré à Genève, c'est son papa  qui à du être content de payer les additions laissées sur la Côte d'Azur !

         "Biens mal acquis ne profitent jamais...

                   ... C'est bien vrais et  -  c'est bien fait!   MJ.

Me reste quelques belles images qui allument ces souvenirs, que  je partage avec vous. MJ.

MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
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MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:19

       ANDRE L.  Une épine au cœur

    Je terminerai sur ce chapitre;  l’épopée d’un amour insensé  voué à l’échec, qui dura jusqu'en 1980. Durant tout ces années,  je ne sais le nombre de fois que j’ai rompu avec André: pour mieux revenir. Je vais donc résumer cette perte de temps… à croire à l’impossible. Bien que durant mes périodes de "fuites" je fis quelques belles et curieuses rencontres. Comme celle de STEVE A.  La seule aventure que j’ai bien aimée.

      STEVE :  UNE RENCONTRE IMPROBABLE

    Mai 1970, entre deux passages chez André,  je continuais de suivre des cours de secrétariat. Des années que j’avais cette lubie dans la tête. Mais curieusement, à chaque fois, au bout de 2/3 mois je quittais mes emplois de bureaux… Toujours l’appel du large !!

    C’est ainsi que: diplôme de comptabilité obtenu, je me présentais en qualité d’aide - comptable  à la Facia: Encadrement des retraités - commerçants.  J’atteignais enfin le but de toutes mes périodes : Ruptures - Petits boulots – Etudes. Mon relevé ARRCO me précise une dizaine d’emplois différents durant cette période.

    A la Facia je travaillais dans le bureau du comptable, celui-ci devant partir en retraite, la Directrice (à qui je plaisais beaucoup ;) envisageait de me réserver cet emploi au départ du vieux monsieur.

    L’avenir me souriait, André je quitterais.  C’est alors qu’un après-midi entra dans le bureau le beau Steve !

1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER

              STEVE A. L'AVENTURIER SUR SON BATEAU A ST. MAXIME.

       Fils unique d’une famille aisée en Suisse. Je lui plu… et vice versa.

    Le soir même, nous dinâmes au Négresco et couchâmes  sur place. Lorsque je lui fis connaître mon passé de restauratrice… Illico il me parla de son projet "plage" à Ste Maxime avec son copain Gérard, un champion de hors bord - sur le lac Léman. Ah ! Que je fus fière de rencontrer et sollicitée de personnes aisées, issues tout deux de bonnes familles. Autre chose que ma vie au SELECT le  bar d'André!!

… Banco ! Je quittais la FACIA - Le temps de passer voir André, mais le trouver à la caisse du bar...dans les bras d’une de nos serveuses. Donc rassurée sur le sort de "mon homme"- C'est sans regret que je rejoignis les deux  aventuriers  à  Ste. Maxime, situé à peu de kilomètre de St Tropez.

Aventure d’un été, qui vaut son pesant de...coquillages et crustacés !!

1970 -  STEVE L'AVENTURIER

Pour vous faire rêver... de la plage nous traversions le golfe en pédalo jusque St. Tropez. Mais certains soir le retour vers notre plage me semblait inatteignable!!

        Nous étions en Mai – Foire "nautique et plages" de Marseille. Je suivais Steve dans les stands. Pipe entre les dents, un demi - sourire charmeur, il faisait ses choix avec l’assurance et l'aisance d'un millionnaire.

-   "Mettez- moi 12 matelas de plages – 12 tablettes – 12 parasols…  2 Pédalos – Un barbecue, rond de préférence … vous avez ? O.K – Un long comptoir 12m. -  J'ouvre un plage vers Port Grimaud.

    -"Livraison fin mai. Un premier règlement ce jour 1.500fr – Second règlement fin juin  etc. Tout ceci énoncé avec un calme incroyable … J’étais scotchée, imaginant l'addition finale.

     Sortant de là - petite virée à Cassis avec la "Mercédès" de son papa. Rendez-vous pris le lendemain à Nice pour l'achat de la vaisselle, place st François.

      Steve me donna toute liberté pour le choix des plats, ustensiles, couverts. Moyens de paiements idem Marseille - Mai - juin -Août. Je trouvais incroyable la confiance et l'acceptation des fournisseurs vis à vis de Steve A. Je ne me souviens plus de la situation de son père à Genève, mais je suppose que c'était un bonne référence.

    Je pris le temps d'aller voir mon père qui fut littéralement horrifié! - J'étais une fille inconsciente, tenir un bar c'était dans mes cordes, mais une plage !! et j'en passe. Et dire qu'il m'avait acheté une mobylette pour aller au bureau... - Je m'abstiens de donner mon adresse à André!! Jusque là... tout va bien.

1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER

La petite maison sur la plage... C'est ma petite soeur la petite blonde qui lit son magasine.Euh la dame dont j'ai recouvert les seins... devinez.

    Nous emménageons et aménageons cette charmante petite maison que Steve  nomme "Plage du grand hunier". Construction d'un muret à quelques mètres de la plage. Installation du matos... Moi je suis chargée de m'occuper de l'intérieur, cuisine, mise en place etc. Les hommes s'occupent de l'extérieur. Embauche d'un cuisinier, 3 serveuses. Achat de moutons et poissons et c'est partis.

    Ouverture de la plage fin mai. Un détail, les serveuses s'activent petit tablier, les seins nus - (choix de Steve ;) C'était la mode à St Tropez.  Autre particularité du service: Poissons, homards etc. sont exposés sur un lit de glace, à même le grand comptoir, protégé du soleil par le store bleu que l'on aperçoit sur l'image. Poissons, homards, choisis par les clients qui, assistés des serveuses, se relaient au barbecue, surveillent la cuisson de leur met. (Un peu comme chez eux ;>)

    L'Emplacement du plateau restauration, était côté droit de la maison, là où l'on vois le parasol rouge. C'était un curieux concept de restauration, mais convivial et cela plaisait. Steve le beau gosse, à l'aise, avec beaucoup d' humour faisait son show auprès des clients...et clientes.       

    Le soir c'était plus souvent mouton au feu de bois, sur un brasero vers les rochers, un peu à l'écart de la plage. Moi, aidée du cuisinier, je m'activais entre la cuisine, la plage, et la bonne coordination de l'ensemble du service... Un vrais marathon!! A peine 15 nuits sont passées... Plus de Steve dans mon lit... Mais c'était sans importance. Morte de fatigue... L'aventure me suffisait.

    Je ne parle pas des petits matins où il me fallait téléphoner aux hôtels des environs pour rassembler le personnel partit en goguette la veille !! ... Bien souvent, vers 6heures, sur le sable, je m'attelais au râteau et mise en place des matelas!

-" Une vie de ouf... sur ma route "comme la chanson de Black M 

Finale de l'aventure... la semaine prochaine MJ.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 15:33

       Je reviens sur L'histoire  d'André L.  Et sur  "Notre histoire".

    André L. est le premier homme, devant qui j'ai posés : mes valises, ma fille et mon chien... Arrivant, de Paris... Gare de Nice. Au fil du temps, de plus,  nous habitions, et travaillions dans le même quartier... Puisqu'il était écrit sur un grand livre ? Je ne sais où ?... que nos routes devaient se croiser !

    Je raconte sur cet article ce que fut notre chemin d'enfer.                          

DOUBLE ENFANCE...de Julien CLERC - Une chanson qui résume bien notre point commun - André, Monique, enfants du divorce. La rencontre de deux adultes blessés maladroits, en quête d'amour.

   En 1963 - André avait suivit sa famille expatrié d'Algérie. "des pied noir".  Comme beaucoup  ils s'étaient installés sur l'autre versant de la Méditerranée.  De Blida, André avait du laisser ses amis d'enfances, ainsi que ces élèves, du fait qu'il était professeur de philosophie. Une rupture dont il ne guérira jamais.

    A peine arrivé à Nice sa maman achète un bar bien situé près de la gare. Elle décédera en 1970 peu de temps après notre rencontre. C'est un grand enfant enfant en larmes que je bercerais toute une nuit. Peu après son beau père se remarie... André est "l'héritier". Beaucoup de souffrances. Comme moi, cette enfance difficile, si bien chantée par Julien Clerc. 

    André L. N'aimait pas le bar, encore moins la clientèle de comptoir. Laissant les serveuses derrière "le zinc". Lui dans l'arrière salle,  jouait au cartes et autres jeux de dés dont l'enjeux était forcément des tournées d'alcool. Vers 19h, heure à laquelle le bar faisait le plein - Le "patron" bien allumé, il lui arrivait de chasser les clients du comptoir... les traitant d'ivrognes, un comble!! C'est bien plus tard que j'apprendrai qu'il souffrait de schizophrénie.

    Entre deux ruptures, cédant  à ses "pardons" j'acceptais de passer derrière le bar, et en cuisine. Parfois j'étais la "patronne" mais souvent moins que rien? Le jour où il me frappa, je décidais de le quitter. Bien que très amoureuse de ce "drôle de gugus"... Pour ne plus  répondre à ses rappels. Je quittais Nice pour Paris... avec quant même un petite idée derrière la tête - Qu'il me rejoigne - Dans "ma ville"- moins ensoleillée, mais tellement plus vivante. 

    Ma fille ayant 15 ans, suivant son désir, je la laissais à Nice en attendant d'y voir plus clair. Retour à Goussainville... chez maman. A peine le temps d'ouvrir ma valise... Je trouvais un emplois à Roissy . Restauration à deux pas du tarmac.

 

                        LA LETTRE DE MA PETITE SOURIS

       Chère maman,  Hier André est venu me voir... Il est très malheureux. Il m'a demandé pardon de t'avoir frappée, m'a promis que cela n'arriverait plus jamais. Il va vendre le bar et vous pourrez aller où tu voudras toi.  Il est vraiment sincère et je le crois. Alors puisque je sais que tu l'aime beaucoup, revient à Nice. Vous allez être heureux tout les deux.

Je t'embrasse très fort. Ta petite souris D...

                                    

                               RETOUR CASE DEPART : PARIS - NICE

     Le temps de raconter un gros mensonge à ma mère (qui ne le cru pas) - Prendre un billet d'avion et me voilà de nouveau à Nice...

    Euh… Je ne décrirai pas cette nuit là, mais j'assure qu'André fut très convainquant. Moi je fis de mon pire, puisque j'acceptais enfin de vivre chez lui - Un appartement au dessus du bar.

     Ce fut idyllique durant à peine trois mois. Idyllique mais pas de tout repos. Je faisais l'ouverture vers 6h. arrivée de la serveuse vers 8h. J’allais au marché et passais en cuisine.

    Pour André, Il était entendu qu’il resterait en dehors du bar, se soignerait (souffrant de calculs rénaux) au Vichy !! Descendrait pour déjeuner avez son fils chez la grand-mère du petit, ne reviendrait au bar que vers 17h.- Prendrait le relais assurant la fermeture. Tout était organisé pour le mieux avec la complicité de tous: Clients, famille.

   Moi, angoissée, je naviguais entre mon studio et l'appartement. La rue, qui longeait la voix de chemin de fer étant très encombrée de voitures, je me cachait sur le trottoir d'en face, surveillais le bar, lorsque je ne voyais pas "mon homme" la serveuse complice me faisait signes, me désignant la cuisine ou le WC. Spectacle pénible: André devant la glace, crachait sur son image. Ou dans la cuisine... Il parlait à sa mère décédée... "Oui je sais, je suis un bon a rien, ton mari me l'a assez dit". En frappant sur les murs il se blessait.

   Un soir que j'essayais de le maintenir il m'attrapât par les cheveux, me remontât ainsi jusqu'à l'appartement. La serveuse ayant fait appel à la police, je me retrouvais aux urgences bien amochée. Ce ne fut pas la seule fois. Et toujours il venait me rechercher, demandait pardon.

    Quoi de plus insensé qu'aimer son amant, comme un enfant, un frère, et pire, jusqu'à vouloir n'être que son ami.

    J’ai connu la honte, l’indifférence du milieu hospitalier,  j’étais considérée  comme la "maso du Select". Jamais le courage de porter plainte. De plus qu’André à jeun était drôle et gentil. Tous les clients l'aimait, pardonnait ces incartades, ce qui rendait difficile ma situation. "Dédé" était  un personnage aux mille facettes.

    C’est encore « un ange » qui me délivrera de cette emprise.

PS: Je prends une petite pause, le temps de rassembler, et minimiser des souvenirs qui furent les plus pénibles de cette " Drôle de vie" et qui, à force d'écriture viennent frapper ma mémoire.

Difficile exercice une biographie!! MJ.  

     

 

                                 

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:47

Un voyage de Nice à Paris

 

         Page  dédiée à ma famille, descendants des Jacquot - Thirbaudet 

    Le train joyeux, presque effrontément joue à cache-cache avec les terres, en se faufilant sous les tunnels. Dans la vitre- miroir je regarde la campagne, éblouie. Mon regard capte les images afin de les retrouver plus tard, les  soirs de solitude trop lourde…

… Les champs tant attendus se dessinent avec précision, tantôt carrées ou rectangulaires, toujours bordés de haies ; noisetiers, chênes, et arbustes divers, et cours une rivière. Dans un pré des moutons. Plus loin, une dizaine de vaches se prélassent et, bien sûr regardent passer le train tout en ruminant. Sur le chemin un attelage, tiré par deux percherons, avance  chargé de meules de foin. Des souvenirs de vacances s’imposent dans ma mémoire.

Je me souviens : J’ai treize ans, je reviens des champs avec le fermier voisin de mes grands-parents.  Nous sommes quatre ou cinq gamins sur la charrette. Soudain une grosse pluie, nous nous abritons sous les ballots de fourrage, nous sommes enfouis et nous rions, nous moquant de la pluie.

    Mon voyage continue... Au-delà de la campagne, coincée entre les vallons, j’aperçois de petits villages. Vu du rail, aucun signes de vie, pas d’oiseaux, pas de chiens, pas de gens… Pourtant je sais que derrière cette silencieuse toile, il y a une société, un patrimoine, des gestes immuables.

 

Et si je le sais c’est parce que je les ai rencontrés à Précy sur Vrin !

…. Les femmes dans les étables s’activant à traire les vaches, soigner les veaux.

…. Les hommes sont partis très tôt sur l’attelage, travailler leur terre jusqu’au soir.

…. Sur la place du village où trônent deux gros platanes ; assis sur  un banc les "vieux" se reposent sereins, se racontant au fil des saisons, les souvenirs d’une vie remplie de durs labeurs.

    Je revois la rue principale, trois, quatre petits commerces. Le boulanger, l’épicerie, véritable caverne d’Ali-baba où l’on trouve un peu de tout, même une paire de lacets. Et le boucher, son  tablier sur son gros ventre. En montant cette rue se trouve un petit hôtel qui attend les touristes de l'été. Mais dés l'automne c'est dans la grande salle que quelques bonshommes boivent " le p‘tit ru " ou un  "gorgeon ", tout en faisant une partie de carte pour terminer la journée.

    

Quelques images pour cousin Gérard  et cousines, Gyslaine, Annick, Lilianne, ma soeur cadette, Bernadette.  Et tout descendants de cette grande famille. 

La chance de trouver l'image de " notre rue"  à droite 3ièm petite maison arrimée à la ferme des Prevost. En face, la famille Milon. L'hôtel qui plus tard sera tenu par les parents de Gyslaine.. le chateau, le Vrin, la campagne et l'église A venir plus d'images de notre famille à Précy - Il me suffit de les retrouver. 

1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN
1993 PRECY SUR VRIN

Anecdote: A la retraite grand-père, très bricoleur, dépannait tout le village en petites réparations.

A partir de 17 heures, il passait au bar de l'hôtel pour une belote,  et de petits verres en petits verres, il en oubliait de rentrer. Alors ma grand-mère intervenait.

- " Va chercher ton grand-père... à "l'église"  (le bar)… Près de l’Eglise ;>)

    J'obéissais, heureuse à l’idée de passer quelques instants avec lui. J'adorais ce grand père, de plus qu'il était mon parrain, ce qui faisait bisquer, cousins et cousines, lorsque, perfidement  j’articulais -"Oui Parrain, oui Marraine" comme s'ils  étaient  - rien qu'à moi- Avec Parrain j'ai connu "la chasse" aux buses... Le suppliant de ne pas tirer. Alors il revenait bredouille ! La pêche aux écrevisses à la rivière du "château".  Et la cueillette des noix fraiches,  avec au retour, la baguette de pain chaud…   Que ... nous dégustions tous deux avant de rentrer. Tout en sachant déjà que Joséphine nous gronderait pour le retard et pour la baguette dépourvue de ses croutons. Silencieux nous assumions notre forfait.

  Mais revenons à  "l'Eglise" - Où Grand-père commençait à "tanguer" sur ses guiboles... Remontant à la maison il me donnait ses instructions:

- " Lorsque nous arriverons chez mémère tu éternue très fort et souvent... faut dire que lorsqu'il était saoul grand-père éternuait... un sacré handicap!

- Donc nous rentrions éternuant de concert. Joséphine nous attendait, mains sur les hanches.

- " Et te voilà encore saoul, c’est t’y pas une honte... et toi la merdeuse pas la peine  d'éternuer !!  - " On se lave les mains et  A TAABLE !

   On obéissait en silence. Et ces soirs là... c’était-  la soupe à la grimace.

   Inutile de demander la TSF  pour écouter  "Au théâtre ce soir"... 

  

      Le soir tombe et mon train court vers Paris...   Les petits villages défilent devant mes yeux. Ils sont toujours construits autours d'une église, comme si l'homme cherchait à se nicher près du bon Dieu. Il y a là, quelque chose de mystique, et parfois des histoires diaboliques.

    Je ne connaîtrais jamais vos secrets, et ce soir, je ne dormirais pas dans vos lits douillets, chauds de plumes d’oies. Chambres aux murs épais recouverts de chaux. Le silence y est profond et rassurant. Seuls résonnent quelques bruits sourds que font les chevaux en cognant leurs sabots sur le sol, en soufflant très fort,  avec ce bruit si particulier que font leurs naseaux. Et cela, parce que l’écurie est souvent attenante à l’habitat.

    Les cimetières les avez vous remarqués ? Toujours en retrait derrière l’église…  Le monument aux morts, et le rutilant caveau d’un châtelain de la région. Au fond,  le long d’une muraille, les tombes plus anciennes, petits parcs gris en fer forgé, couronnes de fleurs de porcelaine, décolorées par les vents.

... C'est dans un coin de Bourgogne qu'ils dorment mes chéris. Côte à côte sous une simple dalle de ciment.  Dans ce petit village qu’ils ont choisi, pour rester auprès de leurs derniers amis, me laissant seule avec mes  images. Miracle de la  mémoire, merci d’avoir enregistré tant de tendres souvenirs…
 

MJ.   Extrait de Ma drôle de vie - 1993

                            

 Georges JACQUOT et Joséphine THIRBAUDET   Mes grands - Parents

Georges JACQUOT et Joséphine THIRBAUDET Mes grands - Parents

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:08

14/18 LOVE STORY à Verdun             

 

                                

  Ce que j'ai oublié de vous dire...

    Mon père, Pierre J... conçut juste avant 14/18, ne connaîtra pas son géniteur. Car ce dernier appelé au front en 1914  fut tué par l'ennemi à St Hilaire le Grand Septembre 1915.  Tant d'années ont passées sans savoir... C'est grace à "MEMOIRE DES HOMMES" - un site sur la grande guerre, que j'ai retrouvé mon p'tit poilus. Hélas aucune information sur un éventuel lieu de sépulture, ossuaire ou cimetière à St Hilaire ? Et je ne sais pas comment faire ce genre de recherche?

    Quant à ma mère j'en sais plus...Gisèle J...  a été conçue dans les tranchées de Verdun. Fin 1915, donc née en 1916 dans les Vosges à Luxeuil les Bains.

   

    Je vais donc vous conter cette "irrationnelle " conception.

    Deux copines de Luxeuil: Joséphine, et Simone s'ennuient de leurs petits maris, enrôlés dans la "drôle de guerre " -  Elles réunissent leurs économies et partent pour Verdun... STOP... Je laisse courir votre imagination... Elles ont dix huit - dix neuf  ans ? J'ai sur ces jeunes femmes aucunes information en dehors que,  l'une d'elle, "Joséphine" sera plus tard... MA GRAND MERE.

     Arrivées à Verdun, en plein bombardement... Les vaillantes petites, parties avec peu d'indices, suivant leurs derniers courriers, recherchent la garnison,  ou le campement ?  Croyez bien  que cela à dû être une sacrée aventure.

    Enfin, sur renseignements, elles localisent  "La tranchée "  où se trouvent leurs petits hommes (ils ont le même âge) Et là, courageusement... se mettent au travail... sur le terrain ! Crac, crac – Allons-y gaiement… Renflouons la patrie !

   Dixit ma grand-mère, qui n'avait pas la langue dans sa poche, plus tard,  lors de nos fêtes familliales. De retour au pays: Elles sont toutes deux enceintes !

    Voilà ! Fin de l'annecdote.  Mais ce n'est pas finie...

    S'il y a des milliers de façons d'être conçue... Cerise sur le... je sais pas quoi...

    Par ricochets 1916 - Naissance de maman ... 1937 ce fut à mon tour d'arriver.

    Ce qui fait que j'étais sur place pour la seconde guerre 39/40 -  la mal nommée     - Puisqu'en fait  elle a perdurée jusqu'en 1945.

    J'en arrive à cette conclusion ...  

   Que, grace aux coquines de 14/18 - Il'y aura fallut l'effet DEUX guerres pour      que  en l'an 2000  vous me rencontriez au hasard d'un blog !

   Ce n'est pas fabuleux ça ?  C'est aussi, là, votre chance !

   MJ           .

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 15:43

    Edith Piaf rencontre Marcel Cerdan en 1948, alors qu’elle est en tournée à New York, et entame la plus grande histoire d’amour de sa vie.

   Mais le bonheur sera de courte durée. "L'évènement " fera la "une" de Paris - Match. - Marcel Cerdan à trouvé la mort dans un accident d'avion au dessus de Sao-Miguel dans les Açores.  Et tout cela pourquoi? Pour rejoindre un petit bout de femme, partie chanter là-bas en Amérique. Sur une scène immense, fragile dans son éternelle robe noire, un air d'être tombée là par hasard. Dans une salle parfaitement  silencieuse sa voix fantastique s'élève, dans un cri  d'amour à s'en éclater le cœur. Son homme sera là demain, dans ses bras, dans son corps. La luxueuse suite qu'elle occupe résonnera de leurs rires.

EDITH, MARCEL et L' AMOUR

Dimanche 27 Octobre 1949.  Marcel Cerdan a gagné  dix neuf combats et des millions de francs à la force de ses poingts d'airains. il a trente trois ans. l'Amérique et son amour sont à quelques heures.

    Edith l'a supplié d'avancer son voyage...  Marcel a trouvé place dans un Constellation en partance,  grace au désistement d'un jeune couple.

   Il est notre champion. Il signe des autographes avec complaisance, c'est la rançon de la gloire.  Sur l'image son sourire est éclatant, la foule l'acclame.

En haut de la passerelle, un dernier signe de la main.  Les photographes fixent l'image. Marcel est à l'heure de l'ultime rendez-vous avec son destin.

Orly est situé à quelques kilomètre de Goussainvile. Le lendemain on ne parle que de ce drame. J'ai douze ans, je suis bouleversée.

La chanson  "MonDieu" que chantera Edith est un cris de désespoir.

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  • Claire

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEURT  SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

1969 LA SCHLAGUE

1970 - 1980  NICE

1970  - LE SELECT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

MONTMARTRE

  UN AMOUREUX DE MONTMARTRE

    MONTMARTRE SECRET

POESIES - TEXTES

POESIES

J'AI FUIS     J'AI VU       RÊVERIE

 A MON ETOILE      ODE A MON CHAT

 RACINES    REQUIEM     PEUT - ETRE

RENCONTRE

TEXTES

2012  ECRIRE   

 MA TANTE JO   TU ME MANQUES

IMPOSSIBLE AMOUR

LE RÊVE FOU

LE SATELLITE PERDU

 

                                                                                                                              

 

ENFANTS DE LA GUERRE

      GERALD