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Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

      Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

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      JUILLET 1979   LETTRE A ANDRE     

   A quelques pas de moi, je t'observe. Assis devant le bar, face au soleil, je sais que tu es bien. Tu as respiré deux ou trois fois profondément ainsi qu'on le fait lorsque le soleil nous offre sa chaude amitié. Je suis si près de toi et si loin de tes pensées. Je sais qu'il y a deux endroits d'où l'on ne revient jamais, la mort et l'oubli.

    Avant de prendre ce bateau qui m’éloignera de toi quelques jours, j'ai accroché ton visage, ce visage que j'aimais tant couvrir de baisers. Mais je suis triste. Souhaiterais-tu venir avec moi, loin de ce bar et de ces gens que tu déteste ? Je ne le saurai jamais.

   Je voudrais être magicienne. Nous réunir lorsque je sens confusément ton désir d'être avec moi - Nous, c'est Fabrice, Dominique, Toi, Moi. Satellite à quatre branches, flottant dans l'espace nébuleux de ce monde absurde d'adultes que je sens hostile à notre bonheur; parce que le capitaine du vaisseau ne veux pas nous conduire vers ce havre de paix que serait notre famille.

                          OBJECTIF : PLANETE  AMOUR

    Tous mes désirs secrets se tendent vers toi, mais nous sommes impuissants à les matérialiser alors que nous possédons les éléments  essentiels. Une mère pour ton fils, un père pour ma fille. Pour moi un mari, un amant. Pour toi une femme aimante, à la fois douce et forte, alchimie de miel et gingembre.

Nous sommes malheureux,  parce qu'incapables d'unir nos vies.

        Incapables de croire que nous sommes capables.

Ainsi nous tournons autour de cette planète  "Amour"

Alors nos rêves se perdront dans la nuit des temps.

Amour chéri, pourquoi ne voudrais-tu pas  "AMOURIR?

M.J. Juillet 1979 

                        

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                          HISTOIRE  D'UN RÊVE FOU

          Cet essai fait suite à : "Un amour impossible"   ... 45 ans plus tard

ACTE I 

Il était là, à la sortie du métro: Issy les Moulineaux.                                     Il lui avait donné rendez-vous quelques jours auparavant. Etonnée, elle ne savait quoi penser, cela faisait si longtemps...  Plus de 40 ans!

LE voilà devant elle, il n’a pas changé. Seules quelques mêches grises entourent sa tête brune. Ses yeux sombres l’enveloppent tout entière.

ELLE... Pâle, sans voix, le cœur battant, le regarde et … Chancelle....

Déjà il l’a rattrape, la serre dans ses bras, à son oreille de sa voix basse, innoubliable, il lui murmure…
  - " Ma guerrière, comme tu es belle, comment j’ai pu, comment j’ai pu...

Le reste se perd... il dévore sa bouche de long baisers.
Puis  il dévisage le visage aimé, renié, mais jamais effacé de sa mémoire. Enfouissant les mains dans la douce chevelure auburn.

Il la re-connait, ils sont jeunes, ils sont beaux, ils se retrouvent enfin ...
Se dirigent vers ce grand bar d'où, se découvrant ils étaient partis, jusqu'à cette Caserne de Clamard... sans se poser de question... Juste s'aimer.

 

ACTE II

La  voilà jetée sur le lit d'une chambre inconnue,  au milieu de nul part.

Elle s’en fout. Il est  revenu, Il est là. Enfin !

Ils n’ont pas quitté leurs vêtements, mais rien n’entrave leur étreinte.
Elle niche sa tête dans son cou, reconnait son odeur, sa voix basse qui  lui dit et redit:

- "Tu étais la seule à me combler, je ne voulais pas, je devais pas t'aimer.

Et me voilà devant toi, fou de désir, déjà vaincu, incroyable Diablesse!

Les mains de l’homme fouillent sous le manteau, puis sous la robe, cherche son corps, le caresse longtemps pour être sûr de bien la reconnaître.

Elle, sa tête tourne. Elle pleure et balbutie...                                                         -" Tu  m'a tellement manqué.

...  Je te déteste autant que je t’aime, NON  je t’aime... plus.

Ses bras entourent le buste de son compagnon, ses jambes entrouvertes se croisent et se referment sur les reins de "son homme".
Un désir fou monte en elle... Qu’il la prenne là… Maintenant.

Mais le réflexe survient : "Attends… la salle de bain… je reviens…  
... Il ne la lâche pas.
–  "Non, non, restes- là,  je te veux,  avec
 ta souille, avec son odeur… 
Déjà il écarte le voile de ses dessous et mord sa bouche pour ne plus entendre le moindre refus, juste ses gémissements.

Il est déjà dans son ventre...La tête au creux de ses seins, il est partout.

Comment a-t-il fait ce magicien de l'amour ?

Lorsqu’elle sent qu’il est prêt à jouir alors qu’elle-même glisse vers son plaisir, elle le repousse doucement mais fermement :

-  "Regarde-moi, regarde- nous… mon amour, mon seul  amour...

Elle semble devenue folle devant la montée de son plaisir...

-  "Ensembles, viens mon amour dans l’incroyable, notre petite mort.
Il a cédé et c’est « ensembles » qu’ils vont jouir longtemps, longtemps.

 

ACTE III

Une sonnerie ? Sur la table basse, le tourne-disque laisse échapper la voix de Ferré qui gueule sa SOLITUDE.

Elle quitte son rêve. Elle s'enroule dans une position fœtale, les mains serrées entre ses cuisses... Une douleur brûlante au fond de son ventre…
Ses doigts glissent, caressent doucement son sexe, jusqu’à l’orgasme libérateur.

Douloureuse, Elle laisse couler ses larmes puisque rien ne pourrait les arrêter.

CE N' ETAIT QU' UN RËVE.... Mais IL était revenu… malgré le temps. 
Il  était resté le même, tendre, exigeant, virile... Il n’avait pas changé.

Elle entendait son rire, sentait sa présence, si fort, si gai, si vivant.

... Si vivant qu' Elle se recroquevilla contre lui et s’imagina  l'enfermer dans son corp… Comme avant.

ACTE IV 

- Ses bras enserrant le vide, elle se concentre pour se rendormir, pour  « le retrouver »  sur le lieu de leur rendez-vous, mais il ne revint pas.

Le coeur lourd Elle se réveille tout à fait. Il est six heure, de la rue monte le roulement des voitures, puis les sifflets du TGV de sept heures.Tout le bruit familier de la ville.
Déjà  - Télé-Matin-  annonce  sa kyrielle  de mauvaises nouvelles.
Alors, elle sort de son lit à regret, se fait un café,  une tartine.
Le jour qui pointe sera comme la veille, et comme le lendemain… 

Il n’y avait plus rien à attendre de "merveilleux"

Pourtant son corps la brûle parfois, malgré son âge. Dans sa tête, dans ce corps en décalage, il lui semble avoir 40 ans. Elle sait qu’elle pourrait encore vibrer dans les bras d’un homme... mais nul homme dans son lit.  
Penchée sur son miroir elle voit son visage sillonné de rides: les  griffes  du temps qui passe. Son crâne apparait clarsemé de cheveux d'un blanc - blond. Ses reins et ses épaules sont trop rondes à son goût,  et quelques douleurs vagabondes et sournoises martyrisent déjà son corps. 

-  "Avec le temps tout fout l’camp, qu’on ait été chouette ou tordue… tout est foutu, foutu, foutu»  Il ne fallait plus y penser. Et surtout…

Ne plus écouter  les mélodies de ce Léo Ferré qui lui parlait  de  "L’Amour fou" "Cette  blessure" et surtout de  "Ton style c'est ton cul... et c'est ton coeur"
Ne plus écouter cette belle voix forte et vibrante qui savait si bien chanter  L’AMOUR.

MJ 1962 -2012 - Extrait de: Mes nuits sans sommeil    

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                                                                     Clic sur l'image

                

                                          Léo Ferré :  " Ton style c'est ton cul, c'est ton coeur...

                                                                               

On voudrait revenir sur les pages où l'on aime,

mais les pages où l'on meurt sont déjà sous nos doigts.

Lamartine

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 ​EN 2009  A  ST ANTOINE DE GINESTIER CLAIRE SE SOUVIENT...            

    1962 - Seule avec sa petite fille depuis son divorce, Claire a trouvé un studio Porte de Pantin et des emplois en restauration. Elle aime ce métier et en a effectué toutes  les disciplines. Pourtant elle n’a que  24 ans. De la cave de Pantin où elle lavait les bouteilles du restau...  fréquenté par Mr le Général  de Gaulle qui aimait y venir pour une spécialité : Le Poulet aux écrevisses !
- De la rue du Renard,  derrière l'Hôtel de Ville,  aux abords des Champ Elysées, 
et bien plus tard -1 972-  "Chef de rang" dans un restaurant du Port de Nice, réputé pour ses  poissons et crustacés  COCO-BEACH ... Un "livre d'or" de hautes renommées.
Claire franchirait toutes les étapes d’un métier que d’ors et déjà elle adore.

Mais revenons en 1962 - Claire est hospitalisée et c’est le verdict,
Une tumeur bénigne: Amputation de ses ovaires.

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                                      RENCONTRE  AVEC  LE  DESTIN

    CLaude A 23 ans. Gendarme mobile, est affecté Caserne de Clamard;  banlieue voisine  d’Issy les Moulineaux. Là où habite la tante adorée de Claire, sa seconde maman, sa "tata" préférée.

    C’est en allant visiter cette dernière que Claire, sortant du métro fait une halte dans un bar. Elle s’assoit à une table et commande une Suze.  Quatre jeunes hommes assis devant le bar, lui tournent le dos, blaguent et rient joyeusement.
Situation ordinaire direz-vous… Oui mais, une voix chaude, un rire plus fort attire l’attention de Claire. Rentre dans sa tête, rentre dans son corps…  et c’est le destin qui se met en marche… 

    -"IL" s’est retourné: Une bouille ronde qui fait penser immédiatement au chanteur en vogue  R. Antony - "Et j’entends siffler le train"- (Mélodie sur laquelle, durant des années, elle versera des larmes).

     Ce jour là, dans ce bar, Claire, n’entendra que son cœur qui soudain bat plus vite. "LUI"  avec ses amis, continue de blaguer... Des histoires d’hommes, mais ses yeux noirs ne quittent plus Claire.
Claire dont le regard vert a  pris la couleur de la mer un jour de grande marée... 


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    Une rencontre banale qui se transforme en passion brutale, réciproque et c'est une folie que la rencontre des ces deux êtres complètement opposés dans leur vie, leur famille et leur situation. Un amour impossible, que follement ils vivront durant quelques mois, avant de se poser des questions d’avenir. Lui, dans son engagement sait que cela doit que passager - Il ne doit pas s'attacher.

​- La guerre d'Algérie est proche, il devra partir. Pour Claire c’est autre chose…

1963 - LE MOMENT MAGIQUE     "L'Eternité de l’instant"

    Claire est opérée. "IL"  n’est pas venu à l’hôpital  prétextant un déplacement. Après trois longues semaines ils se retrouvent enfin… Lui ne se rend pas bien compte et la serre comme s'il voulait la rompre. Rompre cette passion qui lui fait trop souvent perdre la tête: Découcher de la caserne, une faute répréhensible au regards de ses chefs.  ET trop souvent une furieuse envie de la garder. Claire, elle, sait qu'elle n’aura plus d’enfant.

Elle ira même jusqu’à croire qu’elle n’est plus une femme.

Son petit gendarme la rassure, jusqu'à  lui dire qu'il l’aime.

    Un beau dimanche Claude emmène Claire en ballade dans les bois de Clamart.
Les deux amants s’allongent sous les arbres pour s'y reposer. Des baisers... Claire tremble de tout son corps devant la monté du désir qu’elle sent impétueux chez son compagnon. Elle s'inquiète, et résiste.
 - " Il ne faut pas… pas encore… "

    Mais son amant reste sourd à l'interdiction, caresse le front de Clairet, dénoue la chevelure, puis doucement, furtivement les vêtements glissent entre ses mains.
- Des larmes de honte coulent sur les joues de la jeune femme. Malgré une gaine, elle sait son ventre meurtri, la cicatrice qui lui paraît énorme.
- Alors elle prie que la terre s’entrouvre et qu’elle y disparaisse à jamais.

    Il est là, son souffle sur ses lèvres.. Elle l'aime tant. IL la rassure encore, avec des mots brulants, des baisers doux, trop doux

    - " N’ais pas peur petite chérie, tu es toujours aussi belle et désirable, toujours  ma maîtresse-femme, la seule.       

    Alors tout bascule : une grande chaleur traverse les reins, le ventre, le sexe,  et dans un douloureux gémissement Claire s’abandonne. 
    De sa voix, de ses gestes, de sa tendresse et de sa douceur, son  amant a effacé tous les doutes de Claire.

            C’est folie de parler d’amour sans savoir ce qu’est « aimer »
                           Et c’est encore plus fou d’y croire.

    S’ensuivra un séjour de trois mois  en maison de convalescence à  St Antoine de Ginestiere. Une grande résidence en bois. Une gentille compagne de chambre, une très jolie chambre avec vue totale sur la Baie des Anges.

               "Les Lauriers Roses" Pour une parisienne de la Pte de Pantin

                                        C'ETAIT LE PARADIS

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2009 - Sur le Vieux chemin de St Antoine à Nice….

    Claire à 72 ans... Claire, devenue une presque vieille dame, avançait sur le Chemin de St Antoine, les souvenirs envahissaient sa mémoire. 
    Du fond de sa poitrine, une douleur sourde, à peine perceptible qu'elle connait bien... Venant d'un coeur brisé à tout jamais, malgré le temps, et les "amours passagères".  
    Une récidive du cancer l'aramenée  sur cette colline où se trouve un hôpital : Hôpital L'Archet.

    Depuis 1997  elle y sera opérée 2 fois pour en éradiquer les cellules…
   Mais toujours ce maudit  virus  au joli nom de "Papillomavirus" encore increvable à ce jour avec de néfastes conséquences possibles.
    Jusqu’à cette curiethérapie : Un bien... qui vous fait du mal aussi.
Irradiation des cellules maudites, et donc irradiation de tissus sains.
Lui  l'increvable  " crabe " est toujours là,  tapis dans son corps: "IN SITU" 
    - Peut - être pour toujours ? Les médecins  ont aussi leurs secrets.
    - Suffit la peur, la peur que tout finisse. Mieux vaut écrire que se taire.

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     Ce " Vieux chemin" qui mène à St Antoine de Ginestier en serpentant la colline, fait environs 3 km et Claire est bonne marcheuse.... Hum, était... 
L'ancienne "maison de convalescence" est là, tapie au creux des lauriers. Deux magnifiques palmiers devant l'entrée, des glycines aussi....

    Claire sonne, pourquoi ?  - Pour revoir cette petite chambre où elle pensait à ce retour dans les bras de Claude. Mais personne ne répond. Plus bas deux femmes papotent assises au bord d'une magnifique piscine bleue, dont l'eau frise sur un fond de mosaïques blanches... Une bien belle image. Claire s'engage sur le chemin, jetant un ultime regard sur le petit balcon de bois noir,
Là où certains soirs de 1963, elle se prenait à rêver.

    Aux "Lauriers roses "  Après de trop longues journée de repos, Claire aimait s'accouder, bras croisés, devant le magnifique  tableau qu’offrait à l’horizon : La Baie des Anges, en-jupée  d’une mer argentée  au creux de  laquelle le soleil son amant, se couchait, Eclaboussant le ciel et l'horizon de lueurs mauves orangées, pour finir dans un ciel bleu sombre.

    Que c’était beau aux yeux de Claire... Et cette odeur enivrante des orangers mélée à celles des pins!! 

 - "Oui, Dieu existait " pensait elle alors. Même si parfois elle n'en doutait.                                    Bientôt elle remonterait sur Paris, reverrait "son amour"

 
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1963 NICE, Claire  en convalescence

 

 

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1961  Claire et son médaillon. Son amour dormait dans ce médaillon d'argent pendu à son cou et ne la quittait jamais... LUI.

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1963 "Son "gendarme" repartit en Algérie lui écrivait des choses folles.

- " Oublie - moi Claire, de par mon engagement je ne pourrais  t'épouser.              - " Ici c'est la guerre... des guet-apens mortels.
- " Oublie notre histoire.

Retourne auprès d'André, que tu as délaissé pour moi.
- " Il est très bien, il te rendra heureuse j'en suis certain,  je serais rassuré.
- " Ecoutes-moi.." Ces mots blessaient l’amoureuse.

 Et d'autre fois: -  " Ma chérie, tu me manques...
- " Tout TOI me manque  terriblement,  j'ai bien réfléchis ... Non je  peux ni ne veux  t'oublier. Envie de te retrouver à mon retour...  M'attendras-tu ?
- " Attends- moi. Pour vivre j'ai besoin que te m'attendes, besoin de ton corps.

A la réception de ces courriers, le coeur de Claire battait la chamade, elle  enlaçait son amie de chambrée et l’entrainait dans une danse sauvage.

- "IL m’aime, IL m’aime… Tu vois bien… Tiens... Lis… IL M'AIME !

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Rue Brocca... La "baronne" a 23 ans  - Derrière son zing, des glaieuls rouges, et des bouteilles bien alignées. Si bien rangées qu'elle aurait pu vous donner une bouteille les yeux fermés. Des tonnes de travail !! 

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                                          EPILOGUE

De retour après cette stupide guerre que fût la guerre d'Algérie

Claude reviendra dans sa caserne de Clamart.

Claire, pour "garder" sa fille et aussi sa chère liberté, téméraire,  se lance dans le commerce, gérance d'une épicerie-bar-snack, une autre folle aventure pour une jeune femme de 26 ans, sans savoir qu'elle perdait toute chance vis a vis de "la gendarmerie nationale" qui, a l'époque....." Interdisait " l'union d'un de ses effectifs avec une femme tenant un bar!!

Claude venait régulièrement et même prenait goût à la joyeuse et amicale ambiance qui régnait dans "l'estaminet" et les "clients" - Bien qu'un peu jaloux,  il était heureux de voir le bonheur dans les yeux de Claire...
Un bonheur qui la rendait plus vivante, belle et si gaie.

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                  1963 Claire à l'époque avec sa belle équipe de postiers.

    Bonne cuisinière, enjouée, reine du "4 2 1 " dont elle connaissait toutes les astuces, bavarde, curieuse de chacun... Courageusement, Claire régnait sur son petit monde. Et... le tiroir caisse s'en trouvait bien rempli.

1963 - 1967 Des années de bonheur, malgré les dures exigences de la petite "gérance": Livraison du vin - 20 à 40 couverts - le bar et l'approvisionnement que Claire effectuait seule en plein milieu des halles dès 6heures. Pour assister Claire, la brave concierge de l'immeuble... et à côté d'elle: sa petite fille qui s'élevait, "va comme j'te pousse"... Souvent seule parmi toute cette agitation.

    Une légère  ombre au tableau pourtant: Son gentil gendarme partait souvent en Corse, une Corse déjà "agitée" puis en Normandie, dans sa famille. Il avait bien parlé d'une jeune fille amie de la famille... se défendant de la trouver belle.
La question  "enfant"  était abordée à demi-mot...
- Question qui faisait trembler la jeune femme... Sa petite était mignonne, elle suffirait peut-être ?  Lui, n'en était pas si sûr, il avait une famille, une famille normande avec des us et des coutumes sûrement bien ancrées.

MAI 68.... Claude devait se trouver disponible chaque jour et surtout chaque nuit. Désordre, tumulte des barricades, incertitude des lendemains.

                                              LA QUESTION

- Autre question que Claire regretterait toute sa vie.

- C'était un matin, l'aube d'une journée délicieuse lorsque se réveillent les corps comblés. Et ses deux là ne s'en privaient pas....
    Deux grandes tasses d'un café odorant, tartines grillées, odeurs saveurs, petits bonheurs. LUI: "Le guerrier" est joyeux, il sifflote. Confusément Claire  sent que "ces combats guerriers "  sont ses pires ennemis.
Sur le pas de la porte un baiser, le dernier. ET la stupide question:

 - " Jeudi mon jour de fermeture,  j'irai au Quartier Latin... ça va chauffer...
-   " Si je me trouve devant toi, que fais-tu ?
-  " Tu  me bouscule ? Tu tires sur moi tes vilaines balles et tes gaz qui brûleront mes yeux ? Claire éclate de rire... moqueuse, joyeuse...

- La réponse tombe, cinglante sur ce ton dur qu'il prenait pour la sermonner lorsqu'elle se montrait trop coquette, ou coquine avec ses "clients- amis" 
- IL l'a regarde droit dans les yeux:
" JE TIRE ! Je suis "gendarme " point-barre. 

- Claire est abasourdie...... - "Alors  vas t'en, je te déteste!!" 
-  Les yeux de Claires lancent des flammes....  Mais déjà il s'éloigne...
-  Claire ne peux revenir en arrière... Aurait-elle couru, supplié ?
Il n'avait pas voulu la blesser, seulement la faire enrager...
Lui faire un peu mal à cette femme qui le comblait,  mais dont il devrait un jour se défaire. C'était son devoir, son choix de vie, son avenir à lui qu'il devait défendre.

L'amour de Claire aurait-il suffit a vaincre  "la sentence" ?
- NON, Claire savait que  "les guerres" avaient toujours eues raison de l'amour...

- La vie, le temps, les amants passagers...   Le destin de Claire suivra son cours...

                               Mais jamais plus  comme "avant"  


Malgré ses suppliques, et plus tard, ses recherches...Les dés étaient jetés.
E
n 1980 Claire retrouve Claude en Corse, lui téléphone...

... - "Je voudrais te revoir s'il te plait, juste encore une fois...
Elle avait joint un courrier avec une photo sur la plage avec ses deux petits
... -" Tu n'as rien à craindre de moi, tu vois je suis devenue grand-mère...

Mais "L'incorruptible  gendarme n'a pas cédé. Il a juste dis:
... - "Bon c'est bien tu ma retrouvé... et il a raccroché.

Pourtant il lui avait dit un jour:  - " ON SE RETROUVERA dans 20 ans....

                                    Claire y avait tellement cru!!   MJ.

              La photo souvenir

                   Entre Montand, Annie et Léo, une barque qui un jour brûlera en enfer...  avec ClaireP

 

Pour terminer cette histoire... Une chanson de Céline Dion qui une fois de plus, et c'est là ma chance... ENCORE UN SOIR, encore une heure...TOMBE à PIC

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                  J'AI FUIS

 

J'ai fuis la maison
Quand nos rires se sont tus
Elle me semblait prison
Quand tu n'es plus venu
Pourtant, l'amour était fou
Et l'amour était joie
Pour cacher nos émois
J’avais trouvé un toit
Des baisers le matin
Un café, des croissants
Ta douceur, les câlins
Je suivais mon traitement
Adorais mon médecin
Et s'ouvrait mon cœur
Et s'offrait mon corps
Parfois coulaient des pleurs
Lorsque tu serrais plus fort
Pour m'avoir trouvé belle
Obligeais ta bouche
A morsures cruelles
Osais-je dire "non"
Que jetée en plein lit
Aux mains de tes démons
Me faisaient crier "oui"
Aujourd'hui, dans la maison
Ne fusent ni rire, ni son
Même notre petit oiseau
Témoin de notre passion
Ne chante plus ses chansons
Petit complice de nos matins
Tu volettes en silence
Respectant mon chagrin
Avec des petit "ti ti ti"
Tu cherches sa présence
Je voudrais t'expliquer
                      

               Nous n'avions pas le droit
            Il devait faire un choix
            Alors, Il est parti

M.Jolas
A Paul - Septembre 1984

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  • Claire

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEURT  SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

1969 LA SCHLAGUE

1970 - 1980  NICE

1970  - LE SELECT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

MONTMARTRE

  UN AMOUREUX DE MONTMARTRE

    MONTMARTRE SECRET

POESIES - TEXTES

POESIES

J'AI FUIS     J'AI VU       RÊVERIE

 A MON ETOILE      ODE A MON CHAT

 RACINES    REQUIEM     PEUT - ETRE

RENCONTRE

TEXTES

2012  ECRIRE   

 MA TANTE JO   TU ME MANQUES

IMPOSSIBLE AMOUR

LE RÊVE FOU

LE SATELLITE PERDU

 

                                                                                                                              

 

ENFANTS DE LA GUERRE

      GERALD