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Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

      Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

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Sur le chemin de la liberté

Je me suis donné beaucoup de mal pour garder  "MA LIBERTE"            - Mais il a fallut "patienter "... Gentiment je suis rentrée à la maison. Calmement j'ai admit mon devoir de femme... J'ai travaillé  sur la place du marché, vendu des salades.

- L’hiver venu, Georges m'a fait un enfant que j'ai gardé.  Une petite chose à moi, pour moi, ma fille.

    Georges était aux anges, au moins je lui faisais ce plaisir alors qu'égoïstement,  je savais déjà qu'avec de la patience je trouverais bien une porte de sortie. Pour cela je devais gagner de l'argent pour moi, tout en gardant ma petite fille. Il me fallait de l'argent comptant. Car à cette époque nous, les femmes mariées n'avions pas de compte en banque.

- J'achetais alors une  "machine à tricoter à poids"  et tricotais de gros pulls pour les gars du marché... Je faisais aussi des culottes de bébé en plastique pour une petite entreprise de Paris. Et en douce je comptais mes sous, en cachait une bonne partie... Je préparais ma sortie.

Le prix de la liberté
Le prix de la liberté
Le prix de la liberté
Le prix de la liberté

    Mon congés maternité terminé, le matin je dépose ma petite fille à la crèche située juste à côté du marché... Avec la moto Peugeot je remonte à Sèvres chez Gêvelot l'usine!!.. Contre la volonté de mon mari.

    Georges adore sa fille et cela commence à me poser problème pour mes projets. Pourtant notre situation est bien en place. A peine deux ans après notre mariage, nous sommes devenus propriétaires. Georges nous fait d'un studio un deux pièces. Dans la cuisine, une grande et belle cuisinière à charbon: Avec: partie four, un bassin eau chaude - le plateau cuisson et en plus elle chauffe en hiver notre logement. Une machine à laver à rouleau...

Nous avions tout à une vitesse incroyable avec nos petits moyens. Comparés aux jeunes mariés de 2016 qu'elle différence! Privations et nombre de crédits !

    Georges a quitté le bâtiment pour vendre des aspirateurs - donc j'ai aussi l'aspirateur - Entre temps il a acheté une Dauphine avec laquelle nous allons voir ma mère à Goussainville. Souvent aussi nous allons aux Moulineaux chez Tante Jo. Nous emmenons toute la famille se promener à l'Observatoire de Meudon... Au milieu des bois, une belle grande terrasse d'où nous voyons jusqu'à Paris.

Là nous prenons nos photos, les dernières de notre vie à trois.

Le prix de la liberté
Le prix de la liberté
Le prix de la liberté
Le prix de la liberté
Le prix de la liberté

       Malgré tout à la maison le climat est tendu. Mon mari en a pris conscience; je ne le désire pas. Je le sais malheureux, parfois je cède, il insiste à peine, mais rentre de plus en plus tard le soir. Je pense bientôt lui dire mon intention de mettre fin à cette union que je trouve lamentable, surtout la nuit.

   Un samedi, Georges m'invite à diner sur Paris... Nous confions ma petite à ma tante Jo et partons... Moi j'ai déjà mon idée. Lui annoncer ma volonté de divorcer.

   Ce soir là nous dînons près des Champs Elysée. Un repas un peu arrosé, à la fin duquel j'annonce à Georges que je vais demander le divorce. Il répond aussitôt: - "Divorcer jamais ! " - Nous nous expliquons sur mon désamour, ma frigidité. Il ne veut rien entendre et en plus il m’annonce qu’il a une maîtresse qui le satisfait. Mais pas question de divorcer: ça - JAMAIS.

   Au lieu de reprendre la route qui mène sur Meudon, nous roulons sur la route de Compiègne à l'opposé ? Il est silencieux et roule très vite. J'ai un mauvais pressentiment. La route est bordée d'arbres.

- " Dominique est chez ta tante... alors elle va y rester, car je vais nous foutre en l'air tout les deux ! Voilà, plus de papa ? Alors, plus de maman. - Ouf l'angoisse dans cette voiture!!

    Je le raisonne tant que je peux. Je suis sûr que l'alcool aidant, il va nous jeter contre un arbre. Je le supplie de penser à sa petite fille, il pourra la prendre quelques jours. Enfin il s'arrête, descend de la voiture et court sur un champ... il crie, et se jette à terre. Cette fois c'est lui qui fait une crise de tétanie et bouffe carrément herbe et terre!! Alors je le prends doucement dans mes bras et je pleure. Je suis sincèrement désolée, je lui demande pardon, le rassure.

- " Tout doux Georges, on va s'organiser. J'ai l'intention d'ouvrir une boutique, un petit commerce. Tu viendras voir ta petite, et tu pourras l'emmener en promenade, aux manèges pendant que je tiendrai la boutique.

Enfin nous rentrons. Il est silencieux. Mais je suis à peine rassurée. Le lendemain dimanche, je vais chez ma tante reprendre ma fille. De retour à Meudon, je ne peux ouvrir la porte - Georges est absent, et en plus il à changé la serrure !!

    Retour à Issy les Moulineaux, Retour comme en 1942 !!

    Mais cette fois... ce n'est plus moi avec ma mère.

​    C'est moi seule avec ma petite fille.

   RUPTURE ET DIVORCE

 

       Puisque c'est dimanche me voilà aux Moulineaux chez ma tante JO. Le lundi après-midi, sur les conseils et le soutient de cette dernière, nous contactons un huissier de justice afin d'officialiser le constat du changement de serrure.

    Pris de remords mon mari viendra nous chercher le lundi soir,  bien vexé devant l'acte notarié déposé sur notre porte - ce  qui me permettra de gagner la procédure du divorce l'année suivante. - Je ne demanderai aucune pension. Comme dans la chanson de Delpech: "Les divorcés". Je ne dirais pas ce que l'avocate voulait me faire dire...  - Parce que je sais bien que tout est de ma faute.

        Notre ami, vendeur sur le marché nous trouve un acquéreur. Le logement sera vendu et je suis incapable de  me souvenir de la procédure, ni d'une quelconque signature de ma part? -  D'où la réflexion d'un chapitre précédent  sur lequel j'ai écrit - "En principe NOUS  étions propriétaires"-  Hé non... En fait tout c'est fait sans ma participation, puisque je me réfugiais chez ma tante en attendant la suite des événements. Les nouveaux propriétaires me cédèrent leur logement à Paris dans le 19ièm - rue de l'Ourcq - une location - Mon mari nous y conduit dans  la camionnette du copain.  Avec: le lit de ma fille, notre divan, nos vêtements. La petite baignoire et un minimum de vaisselle... Adieu la moto, cuisinière et machines...    

    Tout de même 3.000 Fr.!- Ce que j'aurais du évoquer lors de la procédure de cette séparation. Puisque nous avions acheté notre appartement avec les 8.000 Fr. avancés par mon brave Papa.

     Mais bon,  j'étais tellement contente d'être libérée.

    

    Tout s'était passé très vite, presque sans moi ? Car  curieusement j'en ai très peu de souvenirs. Mais je me souviens d'un jour où, dans le métro, ma fille sur les genoux -  Je réalisais - notre future vie à deux. Je me souviens lui avoir dit- "Ne t'inquiète pas mon bébé, tout va bien" ... En fait c'était moi que je rassurais. Ma petite avait un peu plus d'un an, et moi  tout juste vingt an. Un souvenir de mon enfance me revint… Le pensionnat, la poupée de porcelaine brisée à mes pieds.  Alors je jurais que cette poupée  vivante, ce beau cadeau de la vie … Je ne la confierais à personne.  

     Durant des années, bien souvent j'ai revu ces instants dans ce métro avec ma peur au ventre. - Qu'allions  - nous devenir?

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claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie

  • Claire

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEURT  SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

1969 LA SCHLAGUE

1970 - 1980  NICE

1970  - LE SELECT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

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ENFANTS DE LA GUERRE

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