Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

      Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 15:19

mains_clavier.jpgEn se réveillant ce matin du 3 Juin, Claire comprit qu’il était vital pour elle de reprendre l’écriture… Et surtout de la reprendre différemment et ce, pour ne pas noyer dans cette rivière abondante et obsédante de ses souvenirs qui souvent la faisait sombrer dans l'inaction.
Il fallait ranger: Photos, livres, documents ammassés au fils des ans. Objets cadeaux, programmes de spectacles des jours heureux...Becaud -Montand - Brel - Vartan - Notre dame de Paris  et pièces de théâtre.
Aurait-t-il mieux valut détruire ? Faire place nette?
Oh non, impossible. Heureux ou tristes, ses souvenirs étaient son vécu, et tout ce vécu lui manquait terriblement.

Deux mois… Jour pour jour, qu’elle occupait ce petit studio trouvé  in-extrémis avant la menace d’une expulsion plus moins lointaine mais réelle. Une dernière page de son histoire était irrémédiablement tournée. En quittant son studio et sa grande terrasse de la rue Lépante, dans un élan d’optimisme elle avait écrit :
Alors tout serait comme avant… Mieux qu’avant !! 
 

Mais ce matin du 3 Juin elle devait accepter qu’il fallait oublier "avant" et composer un "après" acceptable, mais différent.


Réflexion: Être réveillée brusquement dés cinq heures, chaque matin par un bruit infernal... Admettre qu’il était normal qu’un employé de la ville arrose généreusement et bruyamment la rue, sous son balcon, bien que ce  jour il pleuve abondamment  et qu’un orage zébrait le ciel de ses éclairs fulgurants, annonceurs  de forts coups de tonnerre. Mais, couvrant malgré tout, les bruits du ballet incessant de la centaine de véhicules qui monteraient rejoindre la voie rapide vers sept heures,  ainsi que le roulement des trains en partance pour un ailleurs: Un seul immeuble faisant écran à la voie ferrée.

Le décor et les bruitages installés,  Claire sourit à l’incongruité de cette situation et au regard et à l’écoute des nouvelles télévisées de la veille, qui parlaient de sécheresse dans toute une partie de la France… De restrictions d’eau d’arrosage des cultures,  et de ses agriculteurs et éleveurs désespérés ne sachant pas comment ils nourriraient leurs bétails…
La saison s’avérait déjà désastreuse pour nos campagnes, alors que là, dans cette rue de Nice, un employé de la ville, armé d’une lance,  dispersait des tonnes d’eau chaque matin, et particulièrement CE matin,  sous une pluie battante, avec zèle et  frénésie rarement égalés et PIRE...
Être complètement insouciant de tirer Claire d'un sommeil "bien-heureux" et "récurent" mettant ainsi illicot en marche la machine à "gamberger"

 Enfin cette situation ubuesque fit presque sourire Claire lui faisant oublier l’angoisse qui chaque matin la saisissait au réveil dans son grand canapé, lové entre le nouveau meuble living de droite et la porte fenêtre de gauche… Ce studio minuscule qui semblait rétrécir au fur et à mesure de son agencement : Douze  mètres carré, en moins de son ancien habitat, et de ses allers et venues sur la terrasse... Et "l'espace visuel" dont il ne lui restait plus que les images dans son PC 

Claire avait déjà fait le bilan de ses déplacements : De l’entrée à la pièce principale : Trois petits pas. Puis deux pour atteindre la table et deux autres pour ouvrir les  deux portes fenêtres... Celles-ci condamnant une partie du mur. Un mur contre lequel, Claire aurait pu installer un petit bureau et qui aurait eu aussi l’avantage de  bloquer les nuisances sonores de la rue. Mais bon… Elle était  "re-logée" n'était-ce pas là le principal !
De retour vers la cuisine : Cinq a six pas,  les WC et la petite salle de bains. Environs une quinzaine de pas et le studio était parcouru de long en large.

Ainsi donc, Claire vivrait là, au mieux une quinzaine d’années à ressasser ses souvenirs les plus fous, un avant goût de "maison de retraite" les services en moins, la liberté en plus.

LA LIBERTE ! Le mot récurant enfin dit, écrit ! Maintenant il fallait a nouveau ECRIRE et plus encore  "qu’ AVANT" pour étayer et rendre vivable cet "APRES" : Claire aimerait bien connaître le calendrier de "son temps"... Mais mieux ne vallait pas !!

Neuf  heures Oups !! – "Allez courage ma vieille Claire… Quant faut y’aller… Bin… euh… Faut y’aller !!
- " Aller où ?... 
– " Mais jogger sur la Prom’ ou  faire quelques brasses dans la Méditerrannée... 
Après la tête faut s’occuper des jambes c’est logique !!"

- " Et dans la soirée… Tu feras la mise en page de ce très beau texte

La vie continue.

Partager cet article

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans Reflexions
commenter cet article

commentaires

Pascal Djemaa 15/06/2011 10:07



Bonne semaine avec du soleil et de l'inspiration littéraire ! Pascal.



gaboriau 14/06/2011 10:30



tu  ne  donnes  pas  beaicoup  de  nouvelles  : pas  le  temps  pour  dior  ; tu  te  promenes  avec  ta 
nouvelle  amie  .je  te  souhaite  plein  de  bonheur  bisous joce



Jean-Louis 12/06/2011 18:20



Bravo ! c'est reparti ! Profites bien de ton nouveau décor. On a tous des jours sans....il faut pas en avoir trop de suite ! Bises.


 



Claire 09/06/2011 15:01



RA LA LA vous êtes bien tous trop mignons et tolérants avec moi...


Je ne vous mérite pas NA!  Allez je vous rassure... Un ami m'a posé une belle glace dans la salle de bain avec une tablette et une lumière du coup
ce jour j'ai "briqué" la SDB et fait des projets pour un meuble de rangement... et puis je me suis regardé dans la glace et... J'ai vu une bouille sympa... dans un décor sympa! Alors j'ai eu un
peu honte quant- même !!


Merci Jean Louis pour la" mise au point" j'en prend bonnes notes et merci à chacun de vous.Je vous embrasse tous.






gaboriau 08/06/2011 17:17



ENFIN JE TE RETROUVE  . NE  SOIS  PAS  AMERE  . TU  VA  T HABITUER  .  BIEN  SUR  IL  FAUDRAS  UN  PEU  DE  TEMPS .
SURTOUT  POUR  LES  BRUITS/////////  RIGOLO  L ARROSEUR C EST  BIEN  BORDEL ET  COMPAGNIE  PARTOUT . SURTOUT  A  DROITE  .COMME 
DISENT  LES  AUTRES  COMS  . PROFITE  DE TA  BELLE  VILLE  BISOUS  JOCE



Jean-Louis 08/06/2011 16:23



La "machine à écrire" est repartie ! Tant mieux. Qu'est-ce que c'est que cette idée de compter ses pas dans son petit studio quant on peut ouvrir sa porte et partir le nez au vent, au soleil de
la méditerranée ! Il faut penser au prisonnier dans sa cellule, cloîitré pour des années, au paralysé posé sur son fauteuil roulant qui sait que la rue est inaccessible car rien n'est fait pour
lui donner un eepu de liberté. LIBERTE ! Profites-en ma chère amie jamais rencontrée que sur un écran d'ordinateur. Chaque jour doit être savouré quand on peut bouger, sortir, écrire ! Je te
secoue un peu mais c'est parce que j'ai de l'affection pour toi et que tous nous avons, un jour ou l'autre, besoin que l'on nous aide à faire le point. Mon père à 62 ans quittait ce monde. La
liberté il aurait aimé en profiter encore, lui qui avait passé 6 ans dans les camps de prisonniers en Allemagne Quand je gémis sur mon sort je pense à lui et à sa vie, si courte et tellement
gâchée. Je t'embrasse affectueusement et va regarder la mer pour tous ceux qui ne la verront plus...tu nous raconteras comme elle est belle !



MAMIECATOU 05/06/2011 20:58



coucou ma belle ,je viens juste le jour où tu as repris ??? moi aussi je suis absente du web..les parents de 84 ans ça occupe ! et dire que dans 4 semaines je récupère la puce ...situations
incongrues cet arroseur arrosé et je me mets à ta place ,cela doit te changer de ton ancien appart mais bon là je crois qu'il faut être fataliste et acceptez ..c'est ce que tu fais n'est ce pas
..tiens toi en forme .....je t'embrasse bien fort ....la retraite d'al pacino arrive ..encore 1 an et demi et oups !!on aura du temps!!



Claire 05/06/2011 18:47



@ Begui: Ah "La voix Ferré!! comme je l'aime cette chanson d'Obispo même si je n'aimais pas trop Obispo. Pour cet hommage à  Léo je lui pardonne ses
premières chansons. Comme toi l'ami lorsque je vais à Gilette et que j'y passe la nuit le silence m'étouffe littéralement... Nous sommes des "rats" des rats des villes! - J'espère que tu as
remarqué que j'avais suivi ta "leçon" d'écriture...dans les descriptions !! Bizz  C'estClair ?


@ Patrick: Quant on aime on ne compte pas... les pas ! alors je vais "aimer"... on va casser la machine... On va y arriver! - Solidarité réciproque
... Mort au marteau piqueur, aux arroseurs, aux bus qui freinent aux trains et ... Fuyons le traintrain quotidien et j'en passe!! Bizz de Nice


@ Danielle: Eh voui... tout arrive à point à qui sait attendre et tu as sagement attendu que mémère se réveille. Merci pour les "bonnes choses" OK je
vais en grappiller encores quelques unes sur le grand livre... Je t'embrasse et te remercie.  Clair-obscure!






danielle 05/06/2011 09:21



Eh ben dis donc, ça fait plaisir un peu de nouvelles de temps en temps


Ok tu vas bien et l'appartement est superbe ens oleillé surtout ces jours  ci avec de l'espace inerne et externe et les chats sont heureux...


Je te souhaite plein de bonnes choses et à bientôt de te lire


Fraternellement


Danielle



pagenas 05/06/2011 05:53



"La machine à gamberger"... Elle est souvent très chiante cette machine... J'ai remarqué que (sans nager comme toi :D) le fait de marcher dans la nature par exemple faisait un peu moins
gamberger... Continue alors ! Ne compte plus tes pas dans ton appart ! :D J'essaye d'en faire autant. Pas très gai tout ça mais on connait notre situation réciproque hein ? :) Bises et mort aux
arroseuses !



Bégui 04/06/2011 17:58



Enfin, la machine repart. On s'habitue au bruit, j'ai vécu 22 ans sur cette voie férrée. Rien à voir avec la voix Férré. (OK c'est façile). Losque nous passions nos W.E en famille, dans la
maison de campagne, isolés de tout, le silence était insurmontable, je ne pouvais pas dormir. (Le bruit du silence, tiens encore du L.F) La météo à la TV est mensongère : Il pleut la nuit et
il fait beau dans la journée, pas de sècheresse chez nous. Voir le soleil se lever sur la mer, sur la prom des anglais, ça n'a pas de prix. bouge, cours, nage, cette saison est magnifique. A+


Bégui



  • Claire

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEURT  SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

1969 LA SCHLAGUE

1970 - 1980  NICE

1970  - LE SELECT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

MONTMARTRE

  UN AMOUREUX DE MONTMARTRE

    MONTMARTRE SECRET

POESIES - TEXTES

POESIES

J'AI FUIS     J'AI VU       RÊVERIE

 A MON ETOILE      ODE A MON CHAT

 RACINES    REQUIEM     PEUT - ETRE

RENCONTRE

TEXTES

2012  ECRIRE   

 MA TANTE JO   TU ME MANQUES

IMPOSSIBLE AMOUR

LE RÊVE FOU

LE SATELLITE PERDU

 

                                                                                                                              

 

ENFANTS DE LA GUERRE

      GERALD