LE PAN DE MUR Roman - essai Résumé des chapitres précédents.
XAVIER.... Peintre en vogue des années 50 ...
Vous vous souvenez ce peintre à la recherche d'un théme pour sa prochaine exposition.... Et dont votre amie Claire s'essaie ....
Je dis bien "essaie" de vous conter l'histoire, tout en y mêlant ces propres "souvenirs"
Donc dans les précédent chapitres Claire situe " XAVIER" sur la Butte aux Cailles dans son Paname...Le village aux portes de Paris, la bananiere etc. etc.
...........A quelques pas de ce jardinet phénoménal, le regard de Xavier fût attiré par une démolition. Caché par une haute haie d’arbrisseaux desséchés, un morceau de mur se dressait
majestueux et fier de sa prestance. Malgré la difficulté d’entrer dans ce jardin, Xavier parvint à une sorte de plate forme représentant probablement un rez-de-chaussée que l’on pouvait atteindre
par cinq marches en très mauvais état. Une large dalle sur laquelle on pouvait encore voir des tomettes de couleurs briques, çà et là, comme dans le midi. Un immense panneau en angle, de part et
d’autre éventré, recouvert d’un papier ancien à grandes fleurs et feuilles d’une couleur indéfinissable ! On apercevait en bordure quelques lambris du plafond. Puis un étage. Les séquelles de ce
qui avait du être une chambre d’enfants, un reste de papier d’un rose orangé, quelques images écorchées, des canards ou des oiseaux et peut-être, la silhouette de Bécassine. Enfin attenant à cette
chambre, quelques carrelages ici et là, prêts à quitter leur mur de soutien, semblaient rappeler une salle de bain, car un morceau d’évier d’un gris qui fut blanc, pendait, prêt à se détacher.Autours de ce pan de mur, dont des ronces semblaient en défendre une vie secrète, on pouvait voir, dispersés, et gisants, parfois par deux et trois, quelques moellons. Xavier aurait bien voulu encore s’approcher de sa découverte, mais hélas, un son de cloche sorti de nulle part lui rappela qu’il était l’heure de rentrer. Et Xavier savait que cette heure était décisive pour les projets d’Hélène. Il décida donc de rentrer. Demain dès l’aube il planterait là son chevalet.
Tout heureux, il redescendit la ruelle et se surpris à siffloter.
Chapitre 04 - LE MALAISE
Il était près de dix huit heures trente lorsque Xavier arriva devant son domicile,
50 Av Foch, derrière l’Etoile. Un malaise insidieux serrait sa poitrine, douleur, mal-être ? Il ne savait définir. Un peu comme un vertige, une angoisse. Alors il ne franchit pas la superbe
entrée.Presque en courant, il rebroussa chemin. Au bout de cette rue un tabac faisait l’angle. Son sigle clignotait, Xavier connaissait bien l'etablissement, il l'interpreta comme un signe. Sans hésitation il entra.
L'Avenue Foch à Panam
Le patron remarqua aussitôt sa pâleur.
- Vous n’êtes pas bien Mr Delorme ?
- Si, heu…non…Xavier porta la main du côté de son cœur, là ou un étau l’empêchait de respirer…Et le grand corps chavira comme une poupée de chiffons !
- Le patron s’affaira auprès de Xavier, dégrafa son col…
- "Jacqueline ! Appelle le SAMU, vite !! On dirait que cet homme est victime d’une crise cardiaque.
Xavier, lui était entraîné dans un tourbillon bleuté d’ou résonnaient des voix indistinctes, plutôt des cris qui lui faisaient peur.
Lorsqu’il revint à lui, Xavier se trouvait dans une sorte de corridor tendu de toile blanche. Cette couleur lui donna à nouveau un vertige. Deux infirmières bien synchronisées dans leurs actes, branchaient sur son corps des fils reliés à un matériel disposé près de lui. Il compris qu’on lui faisait un électro-cardiogramme et que c’était son cœur qui lui jouait un tour. Il fût confiant, puisqu’il voyait tout cela, il était donc bien vivant. Tellement vivant qu’il reconnu la voix sèche de sa femme qui demandait au personnel : « Que s’est-il passé ? C’est mon mari, je peux lui parler ?
- Quelques instants seulement, il est très fatigué, répondit une infirmière.
C’est alors que Xavier comprit avec horreur que la seule vue de sa femme le mettait mal à l’aise ! Et cela ne datait pas de ce jour. Depuis quelques temps, le simple déclin du jour, l’idée de franchir la porte, longer le couloir tapissé de tentures un peu vieillottes l’étouffait. Au bout du couloir il y avait un salon et immanquablement il y trouverait Hélène, Solange, un ou deux amis et Henriette, son éternel plateau chargé d’amuse-gueule à côté du seau à champagne !
C’était un rituel et tout cela baignait dans la fumée bleue des Malboros ou parfois, de l’odeur douceâtre de la « Marie Jeanne » comme se plaisait à dire Solange. Ce petit cercle d’amis riaient haut et fort de tout et de rien, complices dont on ne savait quoi ? Et Xavier se sentait isolé, loin d’eux. Loin d’eux… loin d’eux… Mais pourquoi riaient-t-ils si fort ? Toute cette fumée…
A cette évocation l’esprit de Xavier chavira, et à nouveau, il perdit connaissance.
Au bout d’une semaine, les examens révélèrent une arythmie de l’oreillette gauche de son cœur…un peut trop de tension, rien de grave présentement, mais sûrement du calme et du repos.
Après un mois d’observation en clinique, Xavier reprit le chemin de l’avenue Foch, et la vie repris son court. Apparemment, Xavier se remettait de son accident cardiaque, tout en réfreinant au fond de lui son désir, sa hâte de retourner là-bas…Dans le jardin bien clos de la Buttes aux Cailles. Seul Pierre, qui lui rendait visite, était dans le secret du projet ; il l’encourageait vivement de mettre au travail. Il ne restait que quatre mois avant l’exposition.
C’est donc au bout de ce mois de « calme et de repos » que Xavier pris son chevalet, ses pinceaux, ses tubes de couleurs, une belle toile blanche de la meilleures des qualités. Arrivé à la Buttes il se fit le plaisir d’acheter un bon sandwich et deux Cocas. Puis il se dirigea vers la ruelle comme si l’avait quittée hier. Comme s’il l’a « reconnaissait »
ET NOTRE PAUVRE CLAIRE RETOURNE A SES PINCEAUX ... POUR "REPEINDRU " SA CUISINE !!!

