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Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

      Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

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    "La vie ça n'est pas fait pour éviter de se faire mal. C'est un ensemble de cicatrices qui prouvent qu'on est venu pour ça". Iman Bowie.

 
                                 Résultat de recherche d'images pour "Gifs gratuits + barres de séparations"     
 
      Le lendemain de mon mariage nous rentrons à Meudon chez mon père qui nous a proposé une pièce libre attenante à la terrasse de son pavillon. Egalement une petite cuisine.

    C’était un logement provisoire,  à cette époque la banlieue francilienne de Meudon me  plaisait et les logements, ou pavillons se trouvaient facilement. En attendant nous étions logés gratis. Mais c’était sans compter  sur le caractère de la seconde femme de mon père : Claire, ma belle-mère marâtre de ma petite enfance.

    Du fait aussi que… Me refusant à mon mari souvent il arrivait qu'elle entende mes suppliques et bagarres. Je dus m'en expliquer à mon père, mon désamour et les souffrances morales et physiques que j’endurais et bien sûr mon père ne comprenait pas ce revirement.  Il essaya de m’expliquer, d’avoir patience. Il parla aussi à Georges. Moi je voulais divorcer illico, mais ne voulant pas désobéir à mon père, je devais patienter.

    Quelques mois passèrent. Enfin nous  avions trouvé un logement à vendre rez de chaussée sur la place du marché. Une jolie petite place. Nous l’avons acheté en viager sur 10 ans. Un bouquet de 8.000 Fr. que mon père nous avança. Il s’agissait d’une belle pièce et cuisine etc. Une vue sur la place du marché et sur l’arrière une fenêtre qui donnait sur un grand et beau jardin. Ne voulant pas décevoir ce père chéri enfin retrouvé, je laissais le piège dans lequel je m'étais engagée, impuissante, se refermer  sur moi un peu plus chaque jour.

Il fallait juste patienter.  Ce n'était pas l'enfer non plus.

   ​   Nous installer nous occupa beaucoup en nettoyages et travaux jusqu’au mois d’aout.  Le propriétaire à l'hôpital, malade, mourut au bout de quelques mois. Ainsi  nous étions propriétaires pour peu d'argent… avec juste la dette envers mon père à rembourser. Normalement.  Je dis cela en prévision de la suite.  Entre - temps j’avais avorté seule, conseillée par mon père niveau ustensiles. Exploits et souffrances peu racontables.  

    Georges voulait un enfant assez rapidement  envisageant que la mariée avait surtout envie de se faire la malle !!

 Une anecdote pour sourire: Un soir que je le menaçais de le quitter le lendemain,  avant de partir au travail il m'enferma dans l'armoire... Une vieille grande armoire du temps passé achetée en brocante. Puis il partit.   J'ai tellement gigoté et voulu forcer la porte que l'armoire s'est renversée avec moi dedans, donc  je suis  restée dedans jusqu'au soir dans une position inconfortable  et assoiffée. Car  bien trop honteuse d'appeler... "Au secours!!! 

    Souvent Georges me faisait de la peine car il avait beaucoup de  qualités. Il souffrait de sinusite et de rhumatismes articulaires.  Il y avait aussi la menace de  partir en Algérie, alors Georges  pris de la cortisone  et je ne sais quoi pour être réformé, ce qui n'arrangea pas sa santé.

Mais lorsqu'il me forçait au lit,  je le détestait, et lui en faisais voir de toutes les couleurs... Alors que c'était moi toute seule qui m'étais jeté dans ce guêpier en voulant se mariage.

 
PS: Georges s'est remarié après notre divorce. Il est mort à St Jean de Luz relativement jeune, Je ne connais pas la date de son décès.
- Me référant à mon parcours je suppose qu'il n'avait pas 60 ans.

 

 MA DRÔLE DE VIE  Les jours d'après
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    Après un essai infructueux en secrétariat dans l'Entreprise qui employait mon mari (il avait trouvé se moyen pour ne pas me perdre de vue) Je fis de mon pire et donc je fus renvoyée.

    L'idée me vint de travailler chez Gêvelot à Sèvre. Une usine de munitions. Pour aller à Sèvres j'avais une moto Peugeot 50... C'est au cours de ces trajets plus tard en 1956  - que je fis une belle chute qui me fit rencontrer Gilbert Bécaud.   Lien:

    A l'usine la vie y était difficile surtout à 17 ans... Premier soucis: J'avais pour tâche de remplir des boites de cartouches. Juchée à hauteur d'une plaque trouée - fixé à mon bras "un poignet de force en cuir" Je devais jeter sur la plate-forme des pelletées de cartouches de près de deux kilos ! Comme je travaillais à l'arrache pour oublier mes nuits désastreuses à combattre mon époux, je faisais plus que le quota  ce qui en atelier est très mal vu.

    Ce fut une "lesbienne" de 50 ans qui m'ayant suivit dans les allées menant aux toilettes, me coinça à l'intérieur avant que j'arrive à fermer le gros verrou. Je réussie tout de même à m'enfuir à moitiée déshabillée.  Nous fûmes "mises à pied" toutes deux, huit jours. Ce qui était très injuste pour moi.

    Le pire... à  mon retour la journée se passa bien. On m'avait mise au remplissage de boites de "sachets allumeurs". Cette fois, je pris garde de ne pas travailler trop vite!!  Mais à la sortie de l'usine 5/6 copines de cette femme, avec elle, s'avancèrent vers moi... Je compris rapidement que j'allais recevoir une volée. j'eu la présence d'esprit de protéger mon ventre et leur dire que j'étais enceinte ... ce qui était faux... mais vrai à mon insu (Objet d'une 2ième fausse - couche!

Anecdote:  Les usines Gêvelot avaient eu dans le temps de nombreux accident :

Moi... novice je vis toutes les ouvrières et ouvriers se précipiter dehors. Si vite que le temps de sortir de ma "cartoucherie" je ne savais où me diriger. C'est alors que je vis un grand et haut plateau chargé de quoi?? Je me cachais derrière.  De retour les ouvrières me découvrent et... grosse marrade !! 

... Bin, Euh en fait je m'étais cachée derrière une palette sur laquelle se trouvait une demie tonne de boites de cartouches.

     Ah Ah  Vous aussi vous êtes pliées de rire !! Vilaines, moqueuses, eh bien je vais arrêter là cet épisode.

Juste dire que j'ai quitté l'usine pour des emplois moins dangereux, et donc vous serez privées d'anecdotes NA!

A suivre:   Pour sortir du piège... une idée bien plus stupide.

ci - desous des images concernant l'histoire des Usines Gêvelot.

Très interressante l'histoire de la famille Gêvelot:  Lien

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claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie

  • Claire

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEURT  SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

1969 LA SCHLAGUE

1970 - 1980  NICE

1970  - LE SELECT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

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ENFANTS DE LA GUERRE

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