Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Tout au fond du "jardin de Claire" se dresse une  ruine. 

Depuis des années Claire rêve devant ces ruines.

              Ainsi est né ... LE PAN DE MUR

Un escalier y a laissé sa trace. Des vestiges de  papiers pendent.

Çà et là, une chambre,  nid d'enfant,  salon,

Trace d’une cheminée Traces d'une vie... .

 Claire se pose et  vous  raconte "ses souvenirs" 

 

10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:09

Une petite pause s'impose....

Because changement de box... Adieu SFR Bonjour Freeeeeee! 

- S'habituer à manier nouvelle zapette  oups!!

- Suivit d'un gros nettoyage de printemps,

- Voir :" Paperasseries"  Grrrr.

- Vieillir "convenablement avec moinsss de neurones pour ne pas énerver qui? ... motus  ;>)

- Suivre les débats des "ceusses" qui prétendent "être les meilleurs     - Euh... UN BON Président nous suffirait. A bons entendeurs  etc. [:>) 

Et... DORMIR si Thimy le (chat miauleur) me le permet. MI..A..OU !!

 ET J'EN PASSE !!   A bientôt.    MERCI TOUJOURS

MJ.  Qui vous aime  <3 

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans confidences
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 15:54

     "Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés, qui l'eût cru déplore la perte de l'été... qui depuis d'en est allé". B.Bardot 

     Fin mai 1970 - La plage marche bien, une belle clientèle, quoique une gestion difficile ainsi je la décris dans le chapitre précédent.

  Lorsque de Nice, j'ai une triste nouvelle. Mon, père a eu un malaise dans sa cuisine, il s'est traîné jusque sur le palier où il est mort sans avoir pu dire où me joindre. Je n'en sais pas plus, c'est ma fille qui me téléphonera le décès de son grand père.

   Je suis anéantie! Je me souviens m'être réfugié dans le garage de la plage, suppliant le ciel de me  démentir ce départ injuste. Un mois avant l'occupation de la plage, ma mère, suite à un accident, avait choisit Nice, pour un séjour en thalasso... A deux semaines près j'aurais pu réunir mes deux parents sur cette jolie plage. C'était mon projet, le but - cette plage pour laquelle je m'investissais tant. Réunir mes parents, mon rêve le plus fou allait  se réaliser.

    Steve m'a conduite très rapidement à Nice, par la mer - en hors bord -  me rassurant – Qu’il veillerait au bon fonctionnement de la plage durant mon absence – Promesse tenue.

   A Nice, déjà mon oncle s'était occupé des obsèques, avait fait toutes démarches, déménagement, jusqu'à mettre les meubles en dépôt chez un brocanteur chez qui j’ai pu récupérer la salle à manger. Mais je n’ai reçu aucun objet, pas même un album photos. RIEN ...que mes pauvres souvenirs d'une enfance volée, et ma vie de femme incomprise.

     Mal considérée  par cette famille de "fonctionnaire" à cause du métier vers lequel toujours je me tournais : La restauration.  Il eut été vain d’expliquer que j’avais ce besoin vital d’être reconnue. Exprimer mon empathie envers l'autre, cuisiner et rendre heureux mes clients. En quelque sorte, retrouver " Ma rue Broca".

  Juste pouvoir embrasser ses mains glacées - Assister à la crémation de mon père. C'est le cœur lourd que je retournais à St Maxime.

    Je me remis à la tâche avec encore plus de hargne... C'est alors qu'il m'arriva un curieux incident. Un après midi d'orage, donc la plage désertée. Profitant de la terre malléable sous la pluie,  je décidais de faire une bordure de fleurs juste à l'entré du "Grand hunier". Je n'avais pour bêcher qu'une pèle américaine***... Au dessus de ma tête éclairs et grondements de tonnerre. J’étais seule. C'est alors que je me sentie mal… une salive écœurante me remplie la bouche.

    J'oserais dire que mon instinct me dit: - Court ou tu vas mourir !

  Je sais que, aux yeux du lecteur, cela peut paraître folie que d'écrire cet instant. J'ai jeté la pelle et terrifiée, courus aussi vite que le sable me le permettait. Quant soudain un éclair incroyable à claqué dans mon dos. Me retournant, j'ai vu à terre l’olivier brûler, renversé par le lampadaire sur lequel la foudre était tombée… Juste à l’endroit où je bêchais.

    De ce jour là, j'eus la certitude que je serai toujours protégée.

PS: Les pelles américaine ont le manche également en fer. 

MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE

     çi dessus, la beauté du Golfe de St. Tropez que nous traversions en pédalot

     

                                            STEVE A.   FIN DE L'AVENTURE

       Juin 1971... Tout va bien jusqu'au jour ou... Visite des douaniers de la mer AIE!! Aucun droit d'ouvrir une plage sans aucune autorisation. 

     Nous avons jusqu'au 30 juin pour libérer la plage, autrement dit: rendre la maison et partir. En résumé Steve avait tout simplement loué une maison  en bord de mer avec l'idée d'exploiter le lieu dit pour y établir une plage. De plus y installer tout les achats que j'ai décrit sur le début de cette aventure.... Bien entendu aucune facture de la Foire de Marseille ne fut réglée... pas plus que le marchand de vaisselle de Nice.

    Nous, les employés... dont je finis par faire partie :<(  - Nous quittons les lieux sans être totalement payés, mais sans rancune...Steve tellement drôle, tellement sympa! Moi j'ai besoin d'argent, pour ma fille et pour le loyer de mon studio sur Nice, je rigole moins.

    J'ai encore de la chance. - Mon demi-frère travaille dans un restaurant sur les hauts de Grimaud. Le personnel est au complet, mais sur le Port, le même propriétaire a besoin de personnel. C'est là que je finirais la saison, me logeant sur le camping : "Les Prairies de la Mer", toujours face à St Tropez.  J'ai vu des touristes par centaines, descendre du pont jusqu'aux canal pour venir aux restaurants!  C'était impressionnant, et j'avoue que cette foule me faisait un peu peur.  Je suis affecté en terrasse et là j'en bave !! A cette époque, le service se faisait "au plateau", ce qui consistait pour le serveur de porter, sur le plateau: les bouteilles, le siphon, verres, cendrier, tapas... Très lourd le plateau OUF! Le patron m'avait bien prévenue

    - " Je vous prend à l'essai damoiselle, si vous n'avez pas la force,  je ne pourrais pas vous garder OK ? - " OK Monsieur.

     Une semaine passe, je fais un malaise, donc illico, je suis renvoyée.

    Je supplie le patron... Laissez-moi me reposer demain et cela ira.

   -  " Désolé, je vous avais prévenu Monique je ne peux pas vous garder.

     Je me dirige vers le camping en pleurant...Passe à regret le pont, direction les "Prairies de la Mer"... Une main tapote mon épaule ? Je me retourne... IL est là !... Le patron.

    - " Allez  brave petite, reposez-vous deux jours et revenez pour le week end. Vous passerez derrière le bar ce sera moins difficile. OUFF!!  - Et toujours... Merci  Dieu ou  "mon ange gardien"? N'écoutant que mon cœur  je lui saute au cou.

    -  "Oh merci monsieur, le bar je connais parfaitement !

    Je rentrerais à Nice fin Août, avec des sous. Un passage au Select -bar... juste faire un coucou à André. Il m'annonce son mariage avec la serveuse... Elle est enceinte! ben voyons, pas perdu de temps : "Mon Dédé.  - No soucis,  je le retrouverai en qualité d'amant c'est sûr !

     - "Pour le plaisir... Comme chantait déjà Herbert Léonard!!

     Enfin je sais que je suis sauvée de mon addiction à cet homme.                  Mais une autre addiction m'attend: LE JEUX.

    Je termine sur STEVE A. - J'apprendrais de son "copain Gérard"  (le champion de hors-bord)  que Steve a fait naufrage en Espagne... Perdu le beau bateau ! Rentré à Genève, c'est son papa  qui à du être content de payer les additions laissées sur la Côte d'Azur !

         "Biens mal acquis ne profitent jamais...

                   ... C'est bien vrais et  -  c'est bien fait!   MJ.

Me reste quelques belles images qui allument ces souvenirs, que  je partage avec vous. MJ.

MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
MA DRÔLE DE VIE - SUR LA PLAGE ABANDONNEE
Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:19

       ANDRE L.  Une épine au cœur

    Je terminerai sur ce chapitre;  l’épopée d’un amour insensé  voué à l’échec, qui dura jusqu'en 1980. Durant tout ces années,  je ne sais le nombre de fois que j’ai rompu avec André: pour mieux revenir. Je vais donc résumer cette perte de temps… à croire à l’impossible. Bien que durant mes périodes de "fuites" je fis quelques belles et curieuses rencontres. Comme celle de STEVE A.  La seule aventure que j’ai bien aimée.

      STEVE :  UNE RENCONTRE IMPROBABLE

    Mai 1970, entre deux passages chez André,  je continuais de suivre des cours de secrétariat. Des années que j’avais cette lubie dans la tête. Mais curieusement, à chaque fois, au bout de 2/3 mois je quittais mes emplois de bureaux… Toujours l’appel du large !!

    C’est ainsi que: diplôme de comptabilité obtenu, je me présentais en qualité d’aide - comptable  à la Facia: Encadrement des retraités - commerçants.  J’atteignais enfin le but de toutes mes périodes : Ruptures - Petits boulots – Etudes. Mon relevé ARRCO me précise une dizaine d’emplois différents durant cette période.

    A la Facia je travaillais dans le bureau du comptable, celui-ci devant partir en retraite, la Directrice (à qui je plaisais beaucoup ;) envisageait de me réserver cet emploi au départ du vieux monsieur.

    L’avenir me souriait, André je quitterais.  C’est alors qu’un après-midi entra dans le bureau le beau Steve !

1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER

              STEVE A. L'AVENTURIER SUR SON BATEAU A ST. MAXIME.

       Fils unique d’une famille aisée en Suisse. Je lui plu… et vice versa.

    Le soir même, nous dinâmes au Négresco et couchâmes  sur place. Lorsque je lui fis connaître mon passé de restauratrice… Illico il me parla de son projet "plage" à Ste Maxime avec son copain Gérard, un champion de hors bord - sur le lac Léman. Ah ! Que je fus fière de rencontrer et sollicitée de personnes aisées, issues tout deux de bonnes familles. Autre chose que ma vie au SELECT le  bar d'André!!

… Banco ! Je quittais la FACIA - Le temps de passer voir André, mais le trouver à la caisse du bar...dans les bras d’une de nos serveuses. Donc rassurée sur le sort de "mon homme"- C'est sans regret que je rejoignis les deux  aventuriers  à  Ste. Maxime, situé à peu de kilomètre de St Tropez.

Aventure d’un été, qui vaut son pesant de...coquillages et crustacés !!

1970 -  STEVE L'AVENTURIER

Pour vous faire rêver... de la plage nous traversions le golfe en pédalo jusque St. Tropez. Mais certains soir le retour vers notre plage me semblait inatteignable!!

        Nous étions en Mai – Foire "nautique et plages" de Marseille. Je suivais Steve dans les stands. Pipe entre les dents, un demi - sourire charmeur, il faisait ses choix avec l’assurance et l'aisance d'un millionnaire.

-   "Mettez- moi 12 matelas de plages – 12 tablettes – 12 parasols…  2 Pédalos – Un barbecue, rond de préférence … vous avez ? O.K – Un long comptoir 12m. -  J'ouvre un plage vers Port Grimaud.

    -"Livraison fin mai. Un premier règlement ce jour 1.500fr – Second règlement fin juin  etc. Tout ceci énoncé avec un calme incroyable … J’étais scotchée, imaginant l'addition finale.

     Sortant de là - petite virée à Cassis avec la "Mercédès" de son papa. Rendez-vous pris le lendemain à Nice pour l'achat de la vaisselle, place st François.

      Steve me donna toute liberté pour le choix des plats, ustensiles, couverts. Moyens de paiements idem Marseille - Mai - juin -Août. Je trouvais incroyable la confiance et l'acceptation des fournisseurs vis à vis de Steve A. Je ne me souviens plus de la situation de son père à Genève, mais je suppose que c'était un bonne référence.

    Je pris le temps d'aller voir mon père qui fut littéralement horrifié! - J'étais une fille inconsciente, tenir un bar c'était dans mes cordes, mais une plage !! et j'en passe. Et dire qu'il m'avait acheté une mobylette pour aller au bureau... - Je m'abstiens de donner mon adresse à André!! Jusque là... tout va bien.

1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER
1970 -  STEVE L'AVENTURIER

La petite maison sur la plage... C'est ma petite soeur la petite blonde qui lit son magasine.Euh la dame dont j'ai recouvert les seins... devinez.

    Nous emménageons et aménageons cette charmante petite maison que Steve  nomme "Plage du grand hunier". Construction d'un muret à quelques mètres de la plage. Installation du matos... Moi je suis chargée de m'occuper de l'intérieur, cuisine, mise en place etc. Les hommes s'occupent de l'extérieur. Embauche d'un cuisinier, 3 serveuses. Achat de moutons et poissons et c'est partis.

    Ouverture de la plage fin mai. Un détail, les serveuses s'activent petit tablier, les seins nus - (choix de Steve ;) C'était la mode à St Tropez.  Autre particularité du service: Poissons, homards etc. sont exposés sur un lit de glace, à même le grand comptoir, protégé du soleil par le store bleu que l'on aperçoit sur l'image. Poissons, homards, choisis par les clients qui, assistés des serveuses, se relaient au barbecue, surveillent la cuisson de leur met. (Un peu comme chez eux ;>)

    L'Emplacement du plateau restauration, était côté droit de la maison, là où l'on vois le parasol rouge. C'était un curieux concept de restauration, mais convivial et cela plaisait. Steve le beau gosse, à l'aise, avec beaucoup d' humour faisait son show auprès des clients...et clientes.       

    Le soir c'était plus souvent mouton au feu de bois, sur un brasero vers les rochers, un peu à l'écart de la plage. Moi, aidée du cuisinier, je m'activais entre la cuisine, la plage, et la bonne coordination de l'ensemble du service... Un vrais marathon!! A peine 15 nuits sont passées... Plus de Steve dans mon lit... Mais c'était sans importance. Morte de fatigue... L'aventure me suffisait.

    Je ne parle pas des petits matins où il me fallait téléphoner aux hôtels des environs pour rassembler le personnel partit en goguette la veille !! ... Bien souvent, vers 6heures, sur le sable, je m'attelais au râteau et mise en place des matelas!

-" Une vie de ouf... sur ma route "comme la chanson de Black M 

Finale de l'aventure... la semaine prochaine MJ.

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 15:33

       Je reviens sur L'histoire  d'André L.  Et sur  "Notre histoire".

    André L. est le premier homme, devant qui j'ai posés : mes valises, ma fille et mon chien... Arrivant, de Paris... Gare de Nice. Au fil du temps, de plus,  nous habitions, et travaillions dans le même quartier... Puisqu'il était écrit sur un grand livre ? Je ne sais où ?... que nos routes devaient se croiser !

    Je raconte sur cet article ce que fut notre chemin d'enfer.                          

DOUBLE ENFANCE...de Julien CLERC - Une chanson qui résume bien notre point commun - André, Monique, enfants du divorce. La rencontre de deux adultes blessés maladroits, en quête d'amour.

   En 1963 - André avait suivit sa famille expatrié d'Algérie. "des pied noir".  Comme beaucoup  ils s'étaient installés sur l'autre versant de la Méditerranée.  De Blida, André avait du laisser ses amis d'enfances, ainsi que ces élèves, du fait qu'il était professeur de philosophie. Une rupture dont il ne guérira jamais.

    A peine arrivé à Nice sa maman achète un bar bien situé près de la gare. Elle décédera en 1970 peu de temps après notre rencontre. C'est un grand enfant enfant en larmes que je bercerais toute une nuit. Peu après son beau père se remarie... André est "l'héritier". Beaucoup de souffrances. Comme moi, cette enfance difficile, si bien chantée par Julien Clerc. 

    André L. N'aimait pas le bar, encore moins la clientèle de comptoir. Laissant les serveuses derrière "le zinc". Lui dans l'arrière salle,  jouait au cartes et autres jeux de dés dont l'enjeux était forcément des tournées d'alcool. Vers 19h, heure à laquelle le bar faisait le plein - Le "patron" bien allumé, il lui arrivait de chasser les clients du comptoir... les traitant d'ivrognes, un comble!! C'est bien plus tard que j'apprendrai qu'il souffrait de schizophrénie.

    Entre deux ruptures, cédant  à ses "pardons" j'acceptais de passer derrière le bar, et en cuisine. Parfois j'étais la "patronne" mais souvent moins que rien? Le jour où il me frappa, je décidais de le quitter. Bien que très amoureuse de ce "drôle de gugus"... Pour ne plus  répondre à ses rappels. Je quittais Nice pour Paris... avec quant même un petite idée derrière la tête - Qu'il me rejoigne - Dans "ma ville"- moins ensoleillée, mais tellement plus vivante. 

    Ma fille ayant 15 ans, suivant son désir, je la laissais à Nice en attendant d'y voir plus clair. Retour à Goussainville... chez maman. A peine le temps d'ouvrir ma valise... Je trouvais un emplois à Roissy . Restauration à deux pas du tarmac.

 

                        LA LETTRE DE MA PETITE SOURIS

       Chère maman,  Hier André est venu me voir... Il est très malheureux. Il m'a demandé pardon de t'avoir frappée, m'a promis que cela n'arriverait plus jamais. Il va vendre le bar et vous pourrez aller où tu voudras toi.  Il est vraiment sincère et je le crois. Alors puisque je sais que tu l'aime beaucoup, revient à Nice. Vous allez être heureux tout les deux.

Je t'embrasse très fort. Ta petite souris D...

                                    

                               RETOUR CASE DEPART : PARIS - NICE

     Le temps de raconter un gros mensonge à ma mère (qui ne le cru pas) - Prendre un billet d'avion et me voilà de nouveau à Nice...

    Euh… Je ne décrirai pas cette nuit là, mais j'assure qu'André fut très convainquant. Moi je fis de mon pire, puisque j'acceptais enfin de vivre chez lui - Un appartement au dessus du bar.

     Ce fut idyllique durant à peine trois mois. Idyllique mais pas de tout repos. Je faisais l'ouverture vers 6h. arrivée de la serveuse vers 8h. J’allais au marché et passais en cuisine.

    Pour André, Il était entendu qu’il resterait en dehors du bar, se soignerait (souffrant de calculs rénaux) au Vichy !! Descendrait pour déjeuner avez son fils chez la grand-mère du petit, ne reviendrait au bar que vers 17h.- Prendrait le relais assurant la fermeture. Tout était organisé pour le mieux avec la complicité de tous: Clients, famille.

   Moi, angoissée, je naviguais entre mon studio et l'appartement. La rue, qui longeait la voix de chemin de fer étant très encombrée de voitures, je me cachait sur le trottoir d'en face, surveillais le bar, lorsque je ne voyais pas "mon homme" la serveuse complice me faisait signes, me désignant la cuisine ou le WC. Spectacle pénible: André devant la glace, crachait sur son image. Ou dans la cuisine... Il parlait à sa mère décédée... "Oui je sais, je suis un bon a rien, ton mari me l'a assez dit". En frappant sur les murs il se blessait.

   Un soir que j'essayais de le maintenir il m'attrapât par les cheveux, me remontât ainsi jusqu'à l'appartement. La serveuse ayant fait appel à la police, je me retrouvais aux urgences bien amochée. Ce ne fut pas la seule fois. Et toujours il venait me rechercher, demandait pardon.

    Quoi de plus insensé qu'aimer son amant, comme un enfant, un frère, et pire, jusqu'à vouloir n'être que son ami.

    J’ai connu la honte, l’indifférence du milieu hospitalier,  j’étais considérée  comme la "maso du Select". Jamais le courage de porter plainte. De plus qu’André à jeun était drôle et gentil. Tous les clients l'aimait, pardonnait ces incartades, ce qui rendait difficile ma situation. "Dédé" était  un personnage aux mille facettes.

    C’est encore « un ange » qui me délivrera de cette emprise.

PS: Je prends une petite pause, le temps de rassembler, et minimiser des souvenirs qui furent les plus pénibles de cette " Drôle de vie" et qui, à force d'écriture viennent frapper ma mémoire.

Difficile exercice une biographie!! MJ.  

     

 

                                 

 

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:10
Images de mon arrivée à Nice.  André M - Mon père et deux collègues de bureau
Images de mon arrivée à Nice.  André M - Mon père et deux collègues de bureau
Images de mon arrivée à Nice.  André M - Mon père et deux collègues de bureau
Images de mon arrivée à Nice.  André M - Mon père et deux collègues de bureau

Images de mon arrivée à Nice.  André M - Mon père et deux collègues de bureau

      Je rappelle en quelques lignes qu'après mon arrivée à Nice, mon compagnon part en Martinique et ne reviendra pas - Quant à mon père  que j'adorais, mais dont je fus séparée très jeune. Suite à son second divorce il est aigri. La femme que je suis devenue a effacé la petite fille qu'il aimait. Je fais une très grosse dépression qui me conduit en psychiatrie.                              

    Suite à cette dépression je restais quelques temps entre le studio et l’appartement de mon père, car ma fille y vivait, ainsi que mon demi-frère, le fils de sa seconde femme, dont il avait divorcé. 
    Je reviens en 1969… Mon « Relevé de retraite ARRCO » (Ma seconde mémoire) me précise. En atelier de lithographie je suis perforeuse de carte informatique – 1 mois ! Femme de chambre dans un hôtel – 3 mois.  Différents petits emplois me permettant de suivre un stage de secrétariat. L’objectif étant : être à la maison le soir avec ma fille qui approchait l’adolescence.Elle avait déjà des habitudes de vie avec ses amies

     Enfin je trouvais  un appartement de 3 pièces près de la gare de Nice*** Toujours sous les toits, un 6ième sans ascenseur. Ma fille a sa chambre, moi je dors dans la pièce principale et je loue une chambre à un jeune couple.
     Juste en face de l’immeuble, une Brasserie – Bowling. J’y suis employée.  Là je suis dans mon élément, mais ma fille rentre seule, et se retrouve seule le soir. On fait comme on peut. 
    C’est là que commence une seconde histoire passion.   
    Souvenez-vous…Mon arrivée à Nice, le charmant monsieur qui m’avait indiqué le chemin du meublé. Mes cours de secrétariats, mon nouvel habitat, et le bowling,  se trouvant  dans le même quartier… ce qui devait arriver, arriva.

    Ma dernière aventure amoureuse. La plus décevante aussi.

MA DRÔLE DE VIE - ANNÉES 1970 - 1975
MA DRÔLE DE VIE - ANNÉES 1970 - 1975
MA DRÔLE DE VIE - ANNÉES 1970 - 1975

 Ci-dessus André L.en terrasse  Et le "Sélect"  transformé en magasin de vêtement pour donner une idée de la grandeur de l'établissement. Puis serveuse au Bowling avec mon regretté collègue René dcd  à 50 ans - d'une crise cardiaque.

     ANDRE L.  Ainsi nommé arrive dans ma vie, après André M partit vivre en Martinique. 

     André L. est le patron d’une brasserie que lui a légué sa mère. Moi un passé de restauratrice… Nous sommes tout deux libres
  - Lui, a un petit garçon de 5 ans - Moi une fille. Je me suis prise à rêver d’une autre vie possible.
    Après quelques mois de flirt (chacun chez soi) je me rends rend bien compte que cet homme n'est pas stable et surtout séducteur.
J’en suis blessée car nous avions plusieurs affinités en commun.

    En fin de soirée nous aimions descendre  dans les pianos bars en bordure de la Promenade. Il me murmurait des chansons à l’oreille… Montand, Deguelt, Sinatra: les crooners de ces années là. 
    Dans ces lieux de plaisirs, André L. était très amoureux. Nous finissions la soirée au Négresco.  Il fût l'homme qui me fit découvrir les plaisirs de l'érotisme. Patiente, je m'accrochais à mon rêve.
   Je "nous" voyais ensemble réunis. Nous transformerions une partie de la grande salle du Select en "Piano-bar" à partir de vingt et une heure. J’avais présenté mon projet chez son fournisseur de brasserie... Tout cela sans en parler à André. La transformation était possible, le projet réalisable.

    J'aurais adoré recevoir les clients du soir, en haut talons et robe longue. très sociable de nature, et... jolie. Au fond de moi j'étais persuadée être faite pour cela. Je prévoyais une petite scène au fond de la salle: Dans un angle: 2 musiciens: un pianiste, un guitariste. Juste quelques tables et fauteuils devant une piste de danse. Ce quartier situé après la gare n'avait aucun lieu de plaisir.

    André aurait sûrement aimé cette ambiance différente de la brasserie. J'avais une confiance totale en mes  savoir faire.

    Mon pauvre père était horrifié de  mes choix.

A suivre: L'histoire d'André L. 

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:43

   THEO 22 ANS - BATTU, VIOLE PAR LA POLICE D'AULNAY  S/BOIS.

    Je ne narrerai pas ici ce fait affligeant que, j'en suis certaine, vous avez tous réprouvés. Et dont les images publiées sur nos TV nous révoltent. Plus le fait que nous ne saurons jamais la vérité sur le déroulement de cette arrestation.

     Lors de mes balades à Panam, j'ai souvent vu des interpellations de "bamboulas" et autres "gris" comme ils disent. C'est vrais que les délits de "faciès" existent. J'en était si révoltée que je suis intervenue... euh poliment.

      Les émigrants: Je les vus à Barbès. Je sais leurs fuites éperdues. Fuir pour ne pas mourir. Exploités par les "passeurs", qui font de notre belle Méditerranée, leur tombeaux.

     Enfin, ces maîtres de l'Orient dont je ne citerai pas les noms... pour ne pas avoir "mauvaise haleine". Leurs mains assassines. dont les crimes seront jugés plus tard... trop tard. 

    Le drame de "THEO" navrant et surtout sont malvenues les émeutes qui en découlent. Sur le fond, certaines émeutes légitimes bien entendues - OUI - Mais hélas vivement récupérées par des voyous cagoulés qui en profitent pour saccager les biens d'autrui (voitures incendiées, commerces vandalisés) au désespoir de leur propriétaire qui ont payé, ou emprunté pour leurs acquits. Enfin les abris de bus, et bus  fracassés. -" Activité d'intérêt général" pour tous ces vandales. Cela les occuperait ... Grrr.

       - S'ajoute à tout cela la haine des fonctionnaires de l'ordre... peut-être réciproque - Les policiers caillassés, surchargés de travail doivent avoir les nerfs qui lâchent. Mais ceci n'explique pas cela.     J'ai le souvenir,  37 années plus tard - de D. Balavoine face à  F. Mitterrand (pas encore Président)- Ce 19 Mars 1980.

    - "Ce que je peux vous donner, c'est un avertissement. -" Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère, elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appui, elle ne croit plus en la politique française"... "Le désespoir est mobilisateur et lorsqu'il devient mobilisateur, il est dangereux et ça entraine le terrorisme, Les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus de solution".

 

       Autres sujets qui me peine: Après FIONA, son petit corps jamais retrouvé. J'avais écrit un poème auquel j'avais ajouté un texte. Lien: LETTRE A L'HORREUR 

    YANIS .. Autre enfant martyr de ces derniers jours. Punis par son beau père pour avoir fait pipi au lit. Là aussi une mère qui n'intervient pas   Lien: Figaro du 2/02/207

   Figaro conclue: Violences familiales: Un enfant meurt tous les 10jours .

        OUI j'avoue... Que je suis fatiguée... bien que pour me distraire, lors de nuits sans sommeil. Je regarde des documentaires nous montrant la beauté de notre immense et belle planète, sa faune et sa flore. Le jour je circule, juchée sur mon vélo "vingt âge" dans Nice ou la Promenade où je "matte" la foule bigarrée...Surtout les bébés  dans leur berceaux...devant lesquels "je bave d'envie". Et ceux qui, pendus aux mains de leur parent, trottinent, maladroits, mais tellement heureux de faire leurs premiers pas. Il y a tant de belles choses à voir...  Tant d'images aussi dans les rues de mon Panam - que Christian, mon ami de Montmartre,  a décidé de nous montrer chaque mois.  Montmartre secret.                                         

    Ce soir, où je vous fais part de mes "états d'âme"... Voir mon beau chat dans son manteau d'angoras roux et blanc. Ces yeux mordorés qui me regardent. Allongé sur mon canapé: Ses deux pattes croisées, Un p'tit air de se foutre de moi, de mes soucis, et du monde entier; semble me dire:

- " Bon... moi ça va " - Euh... Et toi ça va mémère?

... Ce chat pour lequel je dois vivre encore quelques années afin de toujours le protéger.

 

... Malgré tout cela et plus...  Avec mon passé de sportive, de liberté, de luttes et ma croyance en la " force de l'esprit " - Je suis presque rassurée et enfin sereine d'entrevoir ce dernier parcours.

... Moi pessimiste ? NON juste quelques bleu à l'âme

...

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:08

    AH QUE... LA MAUVAISE IDEE DE VENIR A NICE...

    Mais des fois non... Puisque aujourd'hui, vendredi matin,  un soleil magnifique.

    Ainsi écrit sur le chapitre précédent - Je suis descendue seule à Nice. Heureuse de revoir  gentil Papa. -  Gentil ?...Que nenni. Ce n'est plus papa de mon adolescence à Meudon... où maman m'envoyais une semaine en  "vacances"  - Ma belle mère l'ayant trompé et bafoué le voilà devenu bougon, et intolérant. André, mon amoureux me rejoint dans le mini meublé de J. Garnier.  Il est très en forme ( si vous voyez ce que je veux dire) moi dépressive...Nos nuits ne sont pas mirobolantes surtout les miennes. Je réalise que, en quittant Paris, j'ai quitté quelques clients amis.... Et mis des kilomètre entre Claude... la Normandie et moi.  Eh oui, très amoureuses nous les femmes, nous avons du mal à décrocher. 

    Entre temps j'ai trouvé un emploi près du lieu où habite Papa qui, parfois garde ma fille. 

- Anecdote:  Il s'agit des abattoirs de Nice. Cela me change guère des abattoirs voisins de La Villette - Souvenez-vous Porte de Pantin des années 1960.  A Nice, mon emploi consistait a emballer sous vide des morceaux de viande pour les "petites surfaces"  (les grandes n'existant pas encore - sauf Leclerc).***

    Travaillant à - 10° j'étais vêtue tel un esquimau des pays nordiques. Et je me souviens que  j'envoyais à mes amis de Panam des cartes postales: De la mer, les palmiers, la Promenade, et les  couchers de soleil sur le mer!!    

    Mon père gardait souvent ma petite, il l'adorait en fait avec le recul, j'ai compris qu' il faisait un transfert. Dominique avait remplacé la petite Monique des années 44/45.  Reniant Monique devenue une femme libre, serveuse de bar, La baronne aux 36 métiers, jamais en place. Cette Monique là il ne l'aimait pas.

    A Nice, il nous emmenait parfois au restaurant dans l'arrière pays... Moi je rêvais que peut-être dans cette région, une plage ou un restaurant?... Pourquoi pas. Du reste il m'encourageait disant que "tout Nice et la région était à vendre" ? - De ce fait parfois je visitais des petites affaires. Mais... N'avions point l'argent!!  Pour ne plus déplaire à père, je me rabattais, sur des places différentes. Petits déjeuners en hôtel - Aide cuisinière en restaurant -  Je ne me plaisais nulle part - Suivant les relevés  de retraite d'ARCCO... Je passe sur le nombre de petits boulots à mi-temps, puisque de surcroit, il me fallait aussi m'occuper de ma fille - l'autre mi temps, lorsque Papa faisait défaut. C'était une vie complètement ingérable,  dans une ville  où je ne trouvais pas ma place.

    Le peu d'espoir auquel je m'arrimais -  André  -  Affecté en Martinique comme prévu - Je recevais cartes postales et photos. (images à venir) " Courage mon amour, tu vas te plaire ici, tout est possible, j'ai hâte de te retrouver bla, bla, bla.  Hélas, quelques mois plus tard - plus aucunes nouvelles. Mes courriers reviennent, mentions -" N'habite plus à l'adresse indiquée" Je suis "étonnée" mais sans plus. Ce ne fut pas "un chagrin d'amour". 

   Entre temps, je prenais sans prétention des cours de secrétariat quelques heures par semaine. J'étais multifonctionnelle!! Toujours dans le but de récupérer la confiance de ce père qui rêvait de me voir fonctionnaire !! Un avenir assuré, la retraite etc.

    J'ouvre une parenthèse: Pour dire, qu'en arrivant de Paris à Nice, suivant mon plan - aller au meublé - Je m'étais arrêtée devant un bar. Posée ma valise, le chien, ma fille. Un monsieur  est sortit, m'a proposé de m'aider. Il se présente: "Je suis le patron de ce bar. Puis il m'offre de m'aider à porter la valise jusqu'au meublé, m'indiquant que la rue J. Garnier était montante, située à une demie heure  de marche. J'acceptais... ma fille, le chien s'était déjà bien fatiguant. 

    "Merci bien" - Je le trouvais sympa, un regard honnête. Correct,  il le fut. C'est plus  tard que le destin nous réunira.

    LA DEPRESSION .

     André m'ayant abandonnée, mon père si différent que celui de mon enfance. Père que j'avais adoré en silence. La perte du chien, la course à l'argent pour le loyer, cette ville hostile... C'était trop.

    Un soir que ma petite se trouve chez mon père, je n'en pouvais plus de souffrir: Me vient une idée folle de foutre le feu à ce meublé. Il y a une cheminée, des pommes de pins... Je me ressaisie à temps.

    Envie de crier, je crie, mes cris deviennent des hurlements. Je hurle: mon enfance, le désamour de ma mère, de mon père. Je hurle mes déceptions, l'abandon d'André, ce petit bistrot, mes amis perdus... Tout ce qui faisait ma joie de vivre. Je hurle à vomir tout ce gâchis. Les voisins appellent le SAMU.

    Direction Ste Anne de Nice, avec des fous... Ce qui n'arranges rien. On m'a laissé mes sandales... avec la boucle j'arrive à trouer une veine du poignet. Donc il en résulte un traitement qui fera  de moi une "zombie". Mon père garde et s'occupe de ma fille à plein temps. J'ai peu de visite. Monique, la femme, l'indépendante, la guerrière et maintenant KO... Pourtant au plus noir de ses instants un ange est là. Une jeune infirmière de qui je refuse pour la énième fois le plateau repas. - " Laissez-moi, je veux mourir ".

-  "Non madame, vous n'en avez pas le droit, vous avez votre petite fille,  et moi. Vous avez pensé à moi? - Je sert à rien? des études pour rien? un échec que de vous perdre...

- Avec de simples paroles à la fois naïves et magiques, cette jeune femme avait réveillé la guerrière. Plus jamais je tomberai.

  Sur ce chapitre se termine une période la plus difficile de :  MA DRÔLE DE VIE.

Bien sûr, qu'il y aura plein d'aventures et quelques échecs. Mais plus jamais je baisserai les bras.

Si je rencontrais ce jour où j'écris cette petite fille, maintenant que je connais son parcours,  je lui dirais va, galope sur ton petit cheval de bois. "La vie fait peur, mais rien ne vaut la vie". MJ

PS *** Clin d'œil à Bégui. Nice Etoile ,n'existait pas - que des petite boutiques à cet endroit... tu t'en souvient?

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:14

    Rappel du chapitre précédent :  "La Schlague".

    L'aventure Broca's Bar est terminée. Mon guerrier Claude (le CRS) épousera une jeune fille de sa Normandie natale. Il me reste mon amoureux de "La Bonbonnière"(1960) - Le gentil et fidèle André de quatre ans mon cadet. Me présente à ses parents qui nous acceptent moi, et ma fille.

   Une autre aventure commence: A NICE... où je vais enfin retrouver mon père...

PS: A mes amis : Ma santé est au top, mes neurones moins, on va faire avec. Merci à tous de votre présence votre amitié et votre tolérance MJ

                                          

     - 1969  NICE

 

    Après les évènements de mai 68 que j’ai vécu en direct à Paris -Sachant que jamais je ne serais la femme de Claude (CRS). J'acceptais l'amour inconditionnel d'André.

    Nous décidâmes d'un commun accord de descendre dans le midi, là où mon père se retrouvait seul après son divorce. André de métier était bon représentant et vendeur. Séduisant, une belle présentation et le savoir faire inné.

- Moi partante...Enfin j’allais avoir ce père tant aimé, tant désiré, dont la vie m'avait douloureusement séparé toute mon enfance.

   

    Avant notre départ sur Nice, nous empruntons durant quelques mois, la caravane des parents d'André... et nous partons... toujours avec ma fille, vers Limoges, sur les pas de la petite enfance d'André - son retour aux sources - Pour gagner de l'argent nous vendons des tableaux dans les rues. Nous visitons  Oradour- sur-Glane, village martyr. L'église dans l'état avec vestiges du drame et "le berceau". Une image qui m'a inspiré un texte que je n'ai jamais plus retrouvé... mais qui commençait par " Sur un petit chemin, une jeune femme se promène, poussant un berceau. Elle se dirige vers le village pour y faire quelques courses etc.  Facile d'imaginer la suite.

Lien: http://www.oradour.org/fr/content/recit-du-massacre

 

- Des images sont à venir.

    Au printemps 1969 je descend seule sur Nice, André ayant un engagement dans la vente de "Trousseau de linge de maison" avec promesse de travailler à son compte en Martinique.

  J'ai trouvé, rue J.Garnier*** un gentil meublé sous les toits.

- Entre temps je visite mon père... Un père que je ne reconnais plus. - "Papa" me dit qu'il fréquente une jeune femme, seule avec un bébé. Je suis de plus en plus mal à l'aise. Un pressentiment qui, déjà, me  fait regretter d'être venue à Nice.

    La suite de cette période infernale, ne me démentira pas, hélas. 

    

     LE CANICHE.

    De Paris nous avions ramené un caniche... Première brimade. Papa me dit qu'il déteste les chiens. André absent, moi dans une ville que je connais à peine, je passe parfois la soirée chez lui, avec ma fille... et le chien. Mon père est bougon, grincheux pour un oui pour un non? Mais d'autres fois il est aimable, nous emmènent visiter les villages et nous offre le restaurant... Sauf que la présence  du chien devient toujours sujet à disputes.

    Quelques jours passent, notre caniche est malade et rapidement mourant. J'ai compris que, travaillant en laboratoire à l'hôpital Pasteur, il avait empoisonné notre caniche. J'en ai toujours eu la certitude. Il a osé faire cela ... Sans même penser au chagrin qu'il ferait à sa petite fille.  Dans la nuit le chien souffrait tant, que dévastée de chagrin, j'ai pris le pauvre animal et j'ai été le noyer dans le Paillon qui se trouvait tout près... Cela fut rapide, mais moi, je suis restée là des heures à pleurer...

     Ce fut les premiers signes d'une grave et longue dépression.

 

   - Fin de ce chapitre à suivre: Le retour d'André ou ...

   " Les histoires d'amour finissent toujours mal... en général.."

*** Rue J.Garnier n° 37. Ce jour à quelques pas de notre ami Bégui.

 

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:16

TOUCHEE: Par les Associations, Secours Populaire - Emmaüs et autres bénévoles qui portent secours aux pauvres  et sans abris.       

-  Sans oublier ce drame de l'Italie. Admirative de ces hommes qui sans relâche, se mettent en danger pour dégager un maximum de victimes.  Alors qu'à 40km des secousses sismiques qui étaient déjà un signe prévisible d'avalanche. Quel drame et quel courage.

LES PRIMAIRES : Je m'abstiendrai la politique n'étant pas dans mes cordes, du reste en dehors de l'écologie dont je respecte quelques  règles. Je suis tendance droite, redevable à Estrosi et Ciotti de mon actuel logement. Je n'ai assisté qu'à peu de meeting, Fillon, Sarkozy - Je m'y ennuyais. Une chose est sûre, je ne regrette pas "flamby". - Bien merci d'avoir gracié Catherine Sauvage.(une bonne action).  - Combien de femmes battues et muettes, par manque de vraies protection de tout bord.

                                      

CHOQUEE... Par ce que j'ai vu de mon balcon un matin... 

ACTUALITES  2017 - VUES DE MA PORTE.

    Honte à la famille...  Face à ma fenêtre, je m'étais  attachée à un vieil homme que je voyais se réchauffant au soleil. Il paraissait si seul. Envie de frapper à sa porte. J'avais si souvent assisté des personnes âgées dans mon ancien immeuble. (Mon paradis perdu). - Je n'ai pas osé. Un jour l'ambulance est venue le chercher... mais Il n'est jamais revenu. Dernièrement sa famille a festoyée dans la salle à manger. je les trouvais bruyants, sans plus... Au petit matin, horreur à mes yeux, que  de voir qu'ils avaient vidé l'appartement dans la nuit, jetant tout par la fenêtre. Meubles, lettres photos, papiers. - J'espère qu'il auront une belle amende de la ville, qui dans ces cas retrouvent toujours les coupables. Dixit les employés municipaux qui ont remplis deux camions!

                                  

    Vue à la télé...

INVESTITURE DU PRESIDENT DES ETATS- UNIS MR TRUMP!!
- Etat un peu désunis dés les lendemains. 40% d'hommes et de femmes en colères ! Cela fait beaucoup quant même... Pour sourire une petite image que j'ai trouvée très ressemblante.

    Et je ne résiste pas a ajouter une autre image...

   Mr Trump s'est rapproché de Mr Arnaud - Président du groupe de luxe LVMH (Vuitton) un milliardaire! Bizarre ? Me font penser à la chansonnette. "Quant un vicomte, rencontre un autre vicomte, qu'est qu'ils s'racontent la la la la la la.

ACTUALITES  2017 - VUES DE MA PORTE.
ACTUALITES  2017 - VUES DE MA PORTE.

     Ce dimanche vu un reportage sur la vie de l'homme. Il avait pourtant une "bonne bouille" avant qu'il soit pris de soif de pouvoir et d'argent. Bien né, avec "une cuillère en argent dans la bouche" comme on dit. Il a l'air gentil jeune homme. Un beau sourire.

    Destiné à une belle carrière grâce à la fortune de son père. Que lui est-t-il arrivé ? Il aurait parait-il,  aussi touché le fond because "trop dépensier"- Casino, bateau, avion, divorce coûteux etc. Ma petite cervelle n'a pas tout retenu...   Puis il aurait si bien rebondis dans les affaires qu'il en est devenue milliardaire! Oh! le pôvre.

 - Pris la grosse tête, jamais content - "la moue" désabusée de l'homme qui en veut encore plus.  Ma conclusion un bel hypocrite vu la diversité de ses discours - avant- après - Jusqu'à louer Hillary Clinton!...Qu'il avait pourtant bien descendue!

Bon, je ne l'aimais déjà pas avant. Mais now. Ah! cette moue... 

    En final, j'dis tout cela... j'dis rien - juste partager avec vous mes réflexions. Oui, oui, je pense donc j'écris ;>) Cela m'a pris beaucoup de temps et de "corrections"  Merci Google, et Word.

   Now, une pause jusque fin janvier pour ranger le PC et 2016... Et réactiver mes neurones. Je vous parlerai de Nice. de la Promenade que la ville a à cœur de remettre en état pour le Carnaval... Effacer sur le sol toutes traces de  L'HORREUR. Hélas à jamais dans les cœurs. MJ  

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans Actualité
commenter cet article
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:14

 "On n’écrit jamais que pour un miroir possible, pour se regarder d’abord, et puis partir dans les yeux lecteurs dont on ignore à jamais les capacités de rapt.
 - "Quel meilleur travesti que le fait littéraire, toujours à la merci du songe,  de la folie, du vrai, de l’incroyable ».  Léo Ferré. Tank you Léo.

     1967  RIEN NE VA PLUS... LA SCHLAGUE !

      Bizarrement j'ai peu de souvenirs de  "l'après Broca" tant j'en fus malheureuse. Mon CRS perdu. La gérance ne m'ayant pas été renouvelée. Il me fallait partir. Les chemins de la vie sont, tortueux, capricieux -  j'ai du faire mes valises.

     Pour commencer... Je n'ai plus le studio meublé du 19ième.   Mon frère s'y étant réinstallé avec ses amis sans ma permission. Le propriétaire a fermé la porte, vidé, vendu.. ou pas ? quelques objets personnels. Heureusement, vêtements et papiers, je les avais conservés rue Broca.

 - Pour conclure: mes deux hommes en Algérie, panique à bord.

    Un de mes clients me fait part qu'il a quitté un pavillon meublé à la Courneuve, libre d'occupation...  Ni une ni deux, direction la Courneuve (en 1967 un peu la campagne). Je suis emballée !

     Près du "village", un petit jardin, massif de fleurs, séjour, deux chambres et luxe suprême: cheminée et montagne de buches! ... Sans poser de question à l'ami, ni à moi-même, j 'emménage.       Sûre de moi, je pense que c'est provisoire en attendant de trouver du travail. J'ai sauvé quelques sous... André reviendra bientôt d'Algérie... No problème,  je vais enfin vivre et profiter de ma fille. Nous avons bien fait joujou... à la chandelle.

    Je n'ai aucunes notes sur ces quelques mois. Bizarrement ma fille s'en souvient. Cela peut se comprendre du fait qu'elle avait enfin sa maman pour elle toute seule.

    J'ouvre une parenthèse car je suis honnête. A savoir que ma fille à toujours été avec moi : Oui mais... juste à côté. Donc il en résulte que, je le veuille ou non, circonstances atténuantes ou non. Il est vrai que je fus une bonne commerçante, mais pas une "mère idéale" Mais, une "mère" ? Je n'avais pas trop connu non plus.. 

Image rare de vacance avec ma fille. Arcachon - Dune du Pila

Image rare de vacance avec ma fille. Arcachon - Dune du Pila

Finale d'une période houleuse où je suis : squatteuse, SDF en jachère ...

     Durant cet odyssée surprenante et vertigineuse d'inconscience, je reste confiante. Il me faut croire que je suis protégée par deux anges gardiens qui ne me lâchent  pas. Celui que je prie chaque soir, (8 années de pensionnat) - Et André qui, service militaire terminé, me récupère avec la petite... Il était temps: Une visite de deux gendarmes, avec injonction de quitter les lieux.

   Direction St Brice en Forêt, village où la famille d'André possède une maison de campagne. Famille compréhensive, sans jugement ni a priori. Pour ne pas être à charge je cherche et trouve un emploi de ménage et services dans un atelier d'imprimerie à deux  kilomètres que j'effectue très tôt, à pieds, la peur au ventre!**

  La maman d'André ayant eu deux garçons est heureuse de s'occuper de cette "petite fille" et de sa future belle-fille. Quant au Papa qui lui me " lorgnait" depuis  des années, je suppose qu'il devait fantasmer, qu'un jour... peut être? Il ne connu jamais ce jour là.  L'automne arriva. Les parents d'André remontèrent sur Paris pour leurs emplois respectifs et les études de leur second fils.

    C'est alors que je reçu de Nice une lettre de mon père, celui -ci m'apprenait que sa femme (Claire la méchante) l'avait quitté.

   Mon père chéri enfin libre... Vous devinez la suite de l'histoire...

** Le ventre, notre seconde mémoire. 

Confidences:  Difficile reprise de l'écriture. Merci de votre fidélité et tolérance pour l'attente, les fautes, et articles répétitifs. Merci.

A venir: L'actualité vue de "mon balcon" et une pause pour  mettre de l'ordre dans le PC et... ranger 2016 sur le disque dur externe!! OUFF! 

              BELLE ET BONNE ANNEE 2017 A TOUS. MJ

      

Repost 0
claire-le-pan-de-mur.over-blog.com Claire - dans ma drole de vie
commenter cet article

  • : claire-le-pan-de-mur
  • claire-le-pan-de-mur
  • : Mon histoire. Ces choses de la vie qui vous font rire,grincer les dents et parfois pleurer.Claire aime sa famille, la poésieRimbaud, Verlaine, Baudelaire, Hugo, Aragon.Claire aime aussi aller au cinéma en famille, aux concerts.Claire est fan de Johnny, Léo Ferré,Vincent Niclo, Julien Doré
  • Contact

MA DROLE DE VIE

Résultat de recherche d'images pour "livre gif animé gratuit"  A L'automne de sa vie Claire se pose, raconte ses souvenirs

TU NAIS SEUL, TU MEUR​S SEUL,  ENTRE LES DEUX IL Y A DES FAITS DIVERS. CHOISISSEZ BIEN VOS FAITS DIVERS  L Ferré

    MON ENFANCE 

 1955 - 1960 MARIAGE

LE CHEMIN  DE LA LIBERTE

1960 - PORTE DE PANTIN

BILLANCOURT - RUE BROCA

 

 

 

 

 

         

BEATTY BOOPS

Les voyages  de ma fille, Dominique

NEW YORK      LE LAC POWELL 

SAN FRANCISCO     MONUMENT VALLEE

 

MONTMARTRE

  UN AMOUREUX DE MONTMARTRE

    MONTMARTRE SECRET

POESIES - TEXTES

J'AI FUIS     J'AI VU       RËVERIE

 A MON ETOILE      ODE A MON CHAT

 RACINES    REQUIEM     PEUT - ETRE

RENCONTRE

TEXTES

2012  ECRIRE   

 MA TANTE JO   TU ME MANQUES

IMPOSSIBLE AMOUR

LE RÊVE FOU

 

                                                                                                                              

 

ENFANTS DE LA GUERRE

      GERALD